Les Terrasses du Château

Réunion publique

Le jeudi 16 janvier les Boissièrois(es) intéressés se sont rassemblés dans la salle polyvalente pour assister à la présentation du futur lotissement des Terrasses du Château situé au pied du château entre le chemin du Cougoul et le chemin du Vialat.

Après l’ouverture de la séance par le maire Marc Foucon à 18 h 00 et un rappel historique sur l’évolution des deux règlements d’urbanisme successifs depuis les années 70, jusqu’au PLU actuellement applicable dans lequel s’inscrit le lotissement. Ce lotissement d’une grande qualité architecturale répondra aux besoins de la commune en logements à l’horizon 2030. Il assurera une  liaison douce entre le village ancien en bas et les habitations plus récentes situées autour du stade et  servira de coupe-feu et de poumon vert entre les deux parties du village.

 Monsieur Bravi, du cabinet Rambier Aménagement a expliqué quelques points du règlement mis en place pour les futures constructions et  insisté sur l’implantation exceptionnelle de ce site entre Nîmes et Sommières, son boisement et les surfaces variées des vingt- cinq parcelles. Cette variété permet une mixité suivant le choix des futurs habitants d’acquérir une parcelle plus ou moins grande.

L’architecte Monsieur Nicolas Germain a ensuite répondu aux nombreuses questions techniques émanant des Boissièrois. Des précisions ont été apportées concernant : les bassins de rétention, le cheminement doux traversant le lotissement entre le chemin du Cougoul et le chemin du Vialat, la conservation d’un boisement protégeant visuellement les habitants en aval du lotissement, la circulation automobile et  l’aménagement récréatif autour du lotissement. L’obligation de la commune de construire des logements sociaux fut aussi  évoquée.

A l’issue, quelques personnes présentes sont venues dire aux intervenants leur satisfaction d’avoir eu des réponses claires. Cela leur a permis de dissiper les inquiétudes légitimes au sujet de cette opération très importante dans notre village.

Selon M. Bravi, les travaux d’aménagement (viabilisation) devraient débuter durant le second semestre 2020 après les fouilles archéologiques.

Démarches administratives

Pour obtenir ou renouveler un passeport ou une carte nationale d’identité

 

✓ 1. Vous préparez votre venue :

o Vous complétez l’imprimé cerfa préalablement récupéré auprès de votre Mairie

ou vous faites la pré-demande en ligne sur :

https://ants.gouv.fr/

o Vous vous munissez des pièces justificatives sur :

http://www.gard.gouv.fr/Demarches-administratives

✓ 2. Vous prenez rendez-vous :

o En ligne sur :

https://www.calvisson.com/services-municipaux/demarches-administratives-etat-civil/

Ou sur :

https://www.rdv360.com/Mairie/calvisson/

***************

La Mairie de Calvisson vous reçoit en rendez-vous:

de 8h30 à 11h30 : les mardis et mercredis

de 13h30 à 16h30 : les lundis, mercredis, jeudis et vendredis

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✓ 3. Votre passeport ou votre carte d’identité est prêt :

vous recevez un SMS pour vous en informer

 ✓ 4. Vous venez le récupérer sans rendez-vous sur l’une des plages suivantes :

les mardis et mercredis de 8h à 8h30 et de 11h30 à 12h

les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 13h à 13h30 et de 16h30 à 17h30

 

 

Noël 2019

Connaissez-vous le potager de Monsieur Ouille ?

Eh bien, dans Boissières, vous prenez la rue Haute Très Haute, vous grimpez, vous arrivez à la place de la Prairie, là il y a encore un escalier qui traverse les nuages et enfin vous êtes arrivés.

C’est le chemin qu’ont emprunté la trentaine d’enfants de Boissières qui s’étaient faits accompagner de leurs parents. Comme les enfants ne savent jamais ce  que font les parents quand ils sont  dehors, ils les avaient amenés avec eux.

Les enfants ont été accueillis par l’épouvantail Monsieur Ouille à l’entrée de son potager. Monsieur Ouille surveille et protège ce potager magique et ses habitants. Car il y a du monde  là-dedans. Il y a Zette, la souris qui habite dans une citrouille. Mais la chouette Couette, qui a une jolie voix, aime bien les petites souris et en ferait bien son casse-croûte. Il y a aussi le chat Pito qui est un peu timide et a peur des souris.

Alors Monsieur Ouille l’épouvantail, qui voudrait bien être épouvantable mais n’y arrive pas, présente Zette à Pito et réciproquement. Ces deux-là s’entendent tellement bien qu’ils jouent ensemble à chat. Chat alors !!!!!! On n’avait jamais vu chat !!!!! Et lorsque Couette  vient roder dans le potager pour croquer l’un ou l’autre, Monsieur Ouille les cache sous son grand manteau. Hou, hou, où sont-ils ? Je les sens mais ne les vois pas. Couette cherche, mais ne trouve rien et retourne chez elle.

Comme Couette dort le jour, le calme revient momentanément dans le potager. Momentanément, car un nouvel intrus s’introduit chez Monsieur Ouille. C’est Cyprius, le serpent à sornettes et à sonnettes. Lui aussi a une petite faim et est attiré par Zette et Pito. Alors Zette court, court dans le potager entre les radis, les carottes et les salades. Et Cyprius rampe, siffle et agite ses sonnettes et poursuit Zette et Pito qui s’amusent et s’entendent pour lui tendre un piège. Un vieux filet qui traine au pied de l’épouvantail fera l’affaire. Cyprius vient se prendre dedans, siffle de colère et agite ses clochettes comme un fou.

Monsieur Ouille l’épouvantail, qui est d’un caractère calme, en a assez de tout ce remue-ménage qui l’empêche de se reposer. Le jour, c’est Cyprius, et la nuit c’est Couette qui trouble son repos. Halte à cette agitation !!!!!!!

Tout le monde est convoqué par la voix un petit peu épouvantable de l’épouvantail.  Ordre est donné à ce petit monde de se réconcilier et de vivre en copains. Couette et Cyprius jurent de ne plus chercher à mettre Zette et Pito à leur menu, que ce soit le jour ou la nuit.

Le calme revient enfin sur le potager, et Monsieur Ouille reprend sa sieste. Les hôtes du potager apprennent à vivre les uns avec les autres. Tout est bien qui finit bien. Merci et au revoir.

Comment ??  Je n’ai pas entendu, vous pouvez répéter !!!  Quoi, j’ai oublié quelque chose ?   Un bonhomme en rouge ? Non, je ne vois pas !!

OUPS mais oui, le Père Noël !!!

Il a fait son entrée à la fin du pestacle, au son de son tube chanté par Tisso Roni. Quelle arrivée triomphale sous les applaudissements des enfants (et des parents) !!

Comme tous les enfants de Boissières ont la réputation d’être sages, ils ont reçu de ses mains un cadeau et un panier de friandises. Avec quelques inquiétudes de la part des plus petits, les parents ont pu immortaliser cet instant par des photos. Merci Père Noël.

Pour terminer ce bel après-midi, le buffet préparé par les parents a soulagé les estomacs car c’était l’heure du goûter.

Merci au Père Noël qui nous avait réservé ce moment dans son agenda surchargé et un grand merci aussi à la troupe Batifoll qui a encore une fois présenté un joli spectacle dans de très beaux décors.

La Fibre optique

Mercredi 13 novembre, réunion publique relative à la pose de la fibre optique à Boissières

Devant une salle presque comble (c’est dire si le sujet intéresse les Boissièrois !!) Monsieur Bruno Divol responsable des relations avec les collectivités locales dans la société SFR FTTH/GARD Fibre est venu nous informer sur la fibre optique. Après le prologue du Maire, Marc Foucon, Mr Divol a présenté sa société ainsi que la société Circet qui installera le réseau. A terme le débit maximum sera d’un Gigabit/seconde. En clair, là où il fallait cinq minutes pour télécharger un film, il ne faudra plus que sept secondes.

 Le réseau fibre optique part de Vergèze  jusqu’à un sous-répartiteur situé  place de la mairie. Ensuite devant chaque habitation sera installé un point de branchement optique (PBO), 268 pour Boissières. Le passage de la fibre se fera généralement en souterrain dans les gaines déjà existantes. A partir de la pose des PBO, les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) Free, Bouygues, Orange, SFR, etc…. auront le temps, pendant la carence de trois mois légalement obligatoire, de proposer leurs abonnements à l’ensemble de la population. Ce sont les FAI qui poseront la ou les prises nécessaires dans les habitations.   D’ici la fin 2020, tout Boissières devrait être équipé et entrer ainsi de plain- pied dans le XXI  ème siècle.

Célébration de l’Armistice du 11 Novembre 1918

Une cérémonie du 11 Novembre sous le signe de la jeunesse et de l’émotion

Pour cette cent-unième commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale, la jeunesse de notre village était à l’honneur. Hannibal Dumon était porte drapeau, Alexis Faure portait la gerbe de fleurs et les enfants de l’école étaient venus nombreux avec leurs parents.

Comme d’habitude, tous les participants se sont réunis sur la Place de la Mairie pour descendre en cortège vers le cimetière.

Une fois tout le monde rassemblé autour du Monument aux Morts, Marc Foucon le maire de Boissières, a lu les deux communications officielles, l’une de l’Union Nationale des Anciens Combattants et l’autre de Mme Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Défense. Cette lecture s’est terminée par l’énumération des Morts pour la France en 2019 et de nos soldats boissièrois qui ont donné leur vie entre 1914 et 1918. L’émotion durant cette lecture a été ressentie par tous. Ensuite vint le dépôt de gerbe par les enfants au pied du monument.

La sonnerie aux Morts a retenti en hommage à ces hommes tombés cette année ou il y a cent ans.

Après la minute de silence, les enfants, dirigés par Mme Daridan la directrice de l’école, ont entonné une Marseille qui a ému l’ensemble des participants. Des applaudissements, inédits dans le cimetière, mais bien mérités, ont salué cette prestation.Puis les participants sont remontés vers la mairie pour un rafraîchissement. Vu le nombre de personnes présentes, la salle de la mairie semblait bien petite. Et c’était bien ainsi.Merci à toutes et à tous, petits et grands, pour cette belle participation.

Inauguration du terrain multisports

Ce samedi 09 novembre, sous un beau soleil, a eu lieu l’inauguration du terrain multisports aux alentours de 11 h 00.

Les autorités, de l’Etat à la commune, étaient présentes à cette cérémonie : Monsieur Didier Lauga Préfet du Gard, Madame Vivette Lopez sénatrice, Madame Françoise Bons conseillère régionale, Monsieur Christian Valette vice-président du conseil départemental et Madame Maryse Giannaccini conseillère départementale, Monsieur Jean-Baptiste Estève président de la CCRVV, Monsieur Marc Foucon maire de Boissières et les adjoints et conseillers municipaux.   Une cinquantaine de  Boissiérois s’étaient joints à eux ainsi que des représentants  des associations de Boissières, du personnel enseignant et des entreprises ayant pris part à la construction.

Dans une ambiance à la fois officielle, bon enfant et champêtre, ces autorités, au travers de leurs discours, ont salué cette réalisation à laquelle tous les niveaux de la représentation citoyenne ont participé. Marc Foucon a rappelé que la dernière visite d’un préfet à Boissières remontait au siècle dernier et a fait part à Monsieur le Préfet des projets d’aménagements routiers de notre village. On ne sait jamais …… Il a aussi évoqué un contentieux ancestral qui oppose Boissières à Vergèze  sur l’interdiction faite aux Boissièrois d’utiliser une source d’eau pétillante pour leur usage personnel. Monsieur le Préfet a assuré qu’il allait demander à ses services de résoudre cet épineux problème.

Chacun a exprimé sa satisfaction que la conjonction des efforts financiers des divers échelons, de la commune à l’Etat, ait permis la construction de ce superbe ensemble sportif pour que la jeunesse, et on l’espère les plus âgés, puissent s’exprimer dans des tournois, des rencontres sportives en famille ou en club dans toutes  les activités permises par cette installation : football, tennis, basket-ball, volley-ball, badminton, tennis-foot, hand-ball, etc..

La cérémonie s’est poursuivie par l’inauguration et la découpe officielle du ruban. Le maire a remis à chacun des participants un morceau de ce ruban à titre de souvenir, puis quelques jeunes sportifs ont fait une démonstration de leurs talents de footballeurs.

Ensuite, les autorités et les participants ont pu échanger longuement en profitant du soleil et de l’ambiance festive autour du buffet. Mais, les obligations des uns et des autres ont annoncé le terme de cet espace de convivialité autour d’une réalisation commune.

Salle des fêtes par la compagnie Batifoll

Voici une pièce de théâtre qui détone. Une galerie de portraits à la saveur aigrelette. Un lieu unique, des acteurs qui jouent plusieurs rôles (belle performance). On passe du rire à la gêne provoquée par des répliques « tellement vraies », ça sent le vécu, le déjà vu ou entendu, à côté de nous ou dans les média.

A partir d’une situation normale : une exposition artistique dans la salle polyvalente de Lavallières, 1082 habitants, on assiste à une peinture de notre époque. Les journalistes avec leur envie de scoop et de reportage bidonné pour faire de l’audience. La responsable de l’expo qui rêve d’être sur un piédestal. Les ados et leurs envies de vivre autre chose au cri de « ACAB » (non traduit ici, internet vous renseignera).

Un  vieux couple avec ses petites manies qui a du mal avec l’époque actuelle. Un artiste trop méconnu à son goût. Bref, chacun se montre sous un jour plus ou moins sombre.

Le tout provoqué par un épisode cévenol, comme on dit maintenant. Ajoutez une « disparition » et une « faque niouse (Fake news en anglais) » et vous avez une rumeur  propagée par la personne qui entendu quelqu’un qui a vu quelque chose, mais de nuit et de loin.

Heureusement, une enfant qui dit la vérité, mais que personne n’écoute, et un amour naissant sont  les bouées qui sauvent l’humanité du naufrage. Mais le soleil brille toujours après la pluie, ……jusqu’à la prochaine averse.

La troupe Batifoll et son auteur, metteur en scène, accessoiriste, éclairagiste, etc …. Grégoire Aubert nous ont encore une fois offert un spectacle de qualité qui a fait passer une excellente soirée aux spectateurs présents. Nous leur souhaitons de beaux succès lors des représentations ultérieures.

Cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, après la pièce la troupe avait préparé un buffet très appétissant. Merci à eux et à la prochaine fois.

Recensements

Recensements

A Boissières un grand nombre de recensements de la population ont été conservés dans les archives municipales.Le plus ancien en notre possession est celui du 1er janvier 1807. C’est le second recensement à avoir été prescrit par Lucien Bonaparte. Le premier, dit recensement de l’an VIII, avait été fait en 1801.

Ces recensements sont des mines d’informations diverses qui donnent une « photographie » précise du village à différentes époques.

 

Recensement du 1er janvier 1807

278 habitants (134 de sexe masculin et 144 de sexe féminin)

125 de 0 à 20 ans, 102 de 20 à 50 ans, 51 plus de 50 ans

Le recensement ne donne pas les noms et prénoms, mais classe la population en : garçons/filles, hommes mariés/femmes mariées, veufs/veuves.

Document 1 1807

Il est intéressant de voir que la moitié des habitants maîtrisaient la lecture :

136 savaient lire, 75 savaient lire et écrire, 67 ne savaient ni lire ni écrire.

On peut penser que ce nombre élevé de gens instruits était la conséquence d’une forte implantation  protestante dans le village. Dès le début de la Réforme, une place importante avait été réservée aux apprentissages de la lecture et de l’écriture, outils nécessaires à une instruction religieuse fondée sur la lecture de la Bible.

Métiers

  • Les plus nombreux sont dans l’agriculture:

3 fermiers (personne qui payait une somme à un propriétaire pour en exploiter son bien ou sa charge)

4 locataires (paysan prenant une terre à bail ?)

20 ménagers (Sous l’Ancien régime, ménagers au sud de la Loire, laboureurs au nord, désignent un propriétaire terrien, propriétaire non seulement des bâtiments et des terres, mais aussi du matériel et des animaux de labour.)

60 cultivateurs

  • Les autres métiers recensés sont:

1 garde-champêtre, 1 berger, 2 bouchers, 2 brûleurs d’eau de vie (= fabricants d’eau de vie), 1 cabaretier, 2 couturières, 2 maçons, 1 meunier, 1 sage-femme, 1 domestique, 5 militaires sous les drapeaux, 14 faiseurs de bas (10 hommes et 4 femmes), 1 fournier (propriétaire ou gérant d’un four, chargé de cuire la pâte déjà pétrie qu’on lui apporte pour faire le pain. Plus généralement, boulanger.), 8 patentés (marchands ?)

Les personnes sans ressources étaient aussi comptabilisées. Il y avait 8 indigents assistés à domicile (4 hommes et 4 femmes)

 

Recensement du 1er septembre 1831

301 habitants

Les rubriques à renseigner sont, outre nom, prénoms et époque de la naissance : la profession, les militaires aux armées et le montant des contributions.

La population est classée en : garçons/filles, hommes mariés/femmes mariées, veufs/veuves.

Métiers

  • Les métiers les plus courants sont à nouveau agricoles:

46 cultivateurs (Le cultivateur désigne celui qui cultive la terre, le plus souvent pour le compte d’un propriétaire., mais il peut aussi être propriétaire de petites parcelles. Le terme apparaît dans les actes, vers le milieu du XVIIIe siècle et petit à petit va supplanter celui de laboureur.)

14 agriculteurs, 2 propriétaires, 1 berger.

  • Les autres métiers sont très variés:

7 faiseurs de bas, 3 tonneliers, 3 domestiques, 1 capitaine en retraite, 1 bourgeois, 1 revendeur (chiffonnier qui revend des marchandises telles que vêtements et autres objets divers), 1 meunier, 1 cordonnier, 1 maréchal-ferrant, 1 boucher, 1 garde-champêtre, 1 maçon, 1 ministre protestant, 1 candidat au ministère évangélique.

Le maire et l’adjoint n’ont pas déclaré d’autre métier.

 

Recensement de 1836

278 habitants

Les rubriques à renseigner sont les mêmes qu’en 1831.

Métiers

  • Quelques changements en agriculture:

44 propriétaires, 20 cultivateurs, 4 agriculteurs, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

16 faiseurs de bas , 2 tonneliers, 2 soldats, 2 blanchisseuses, 2 étudiants, 1 bourgeois, 1 instituteur, 1 maçon, 1 domestique, 1 meunier, 1 cordonnier, 1 maréchal-ferrant, 1 boucher, 1 garde-champêtre, 1 vantier ?

A nouveau le maire et l’adjoint ne déclarent pas d’autre activité.

 

Recensement de 1841

271 habitants

Document 2 1841

Métiers

  • Les métiers de l’agriculture sont toujours prépondérants:

31 agriculteurs, 25 cultivateurs, 18 propriétaires, 1 fermier, 3 bergers.

  • En ce qui concerne les autres métiers:

6 faiseurs de bas, 2 domestiques, 2 blanchisseuses, 2 bouchers, 1 bourgeois, 1 meunier, 1 tonnelier, 1 cordonnier, 1 revendeur, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 instituteur, 1 tailleur, 1 tailleuse

Le maire et l’adjoint se déclarent aussi propriétaires.

 

Recensement de 1846

Le document inclut un tableau modèle indiquant comment renseigner les différentes rubriques.

2 nouvelles rubriques apparaissent : la population est recensée par quartier, village, hameau et rue, et les habitants doivent aussi préciser leur religion (catholique ou protestante).

Le récapitulatif de l’état-civil ci-dessous, au dos du recensement, montre que les protestants sont très largement majoritaires.

Document 3 1846

Métiers

  • Pour l’agriculture

36 agriculteurs, 18 cultivateurs, 2 propriétaires agricoles, 1 journalier.

  • Les autres métiers:

5 domestiques, 4 faiseurs de bas, 2 fabricants, 2 bouchers, 1 tailleur, 1 revendeuse, 1 sage-femme, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 tonnelier, 1 instituteur, 1 meunier.

2 regrattiers ( épicier, détaillant de pain, de sel, de poissons de mer, de fruits et toute denrée alimentaire de seconde main, souvent restes de restaurants ou de tables de maisons nobles ou bourgeoises)

Le maire ne déclare pas de métier. Il n’y a pas d’adjoint recensé.

 

Recensement de 1851

Outre les rubriques déjà présentes en 1846, les personnes naturalisées et les étrangers sont recensés (1 allemande à Boissières)

Document 4 1851

En ce qui concerne les cultes, on ne recense plus seulement catholiques et protestants. De la même façon, la population doit aussi déclarer les maladies et infirmités apparentes détaillées dans le document ci-dessus.

En 1851 Boissières compte 6 rues, dont la rue du Four dont le nom est maintenant ?. La rue la plus peuplée est la rue Haute.

Document 5 1851

Métiers

  • En agriculture:

37 propriétaires cultivateurs, 33 propriétaires journaliers, 2 propriétaires fermiers, 3 propriétaires, 3 journaliers.

  • Les autres métiers:

17 faiseurs de gants, 4 domestiques, 2 couturières, 2 filocheuses, 1 instituteur, 1 meunier, 1 blanchisseuse, 1 épicière, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 sage-femme

Certains habitants déclarent plusieurs métiers :

propriétaire/épicier/faiseur de gants

propriétaire/épicier/cultivateur

propriétaire/fabricant d’eau de vie

propriétaire/boucher/fabricant d’eau de vie

propriétaire/cultivateur/fabricant d’eau de vie/moulin à huile

propriétaire/cultivateur/fabricant d’eau de vie

propriétaire/gantier/barbier

propriétaire/cantonnier/barbier

propriétaire/tonnelier

journalier/musicien

 

Recensement de 1856

La population est de 267 habitants, 133 de sexe masculin et 134 de sexe féminin.

Le document recense :

– les maisons par catégories : le village compte 72 maisons habitées et 3 inhabitées. 40 ont un rez-de-chaussée et un étage, 35 un rez-de-chaussée et 2 étages.

– les ménages : il y en a 87 (9 de 1 personne, 22 de 2 personnes, 29 de 3 personnes, 14 de 4 personnes, 7 de 5 personnes et 6 de 6 personnes)

Métiers

  • En agriculture:

64 propriétaires ou propriétaires cultivateurs, 40 journaliers et ouvriers agricoles, 1 berger, 1 rentier (qui est en fait un propriétaire)

  • Les autres métiers:

2 tonneliers, 3 maçons, 2 couturières, 1 blanchisseuse, 2 gantiers, 2 cordonniers, 1 maréchal-ferrant, 1 épicier buraliste, 3 négociants, 1 instituteur, 1 cafetier, 3 domestiques, 1 courtier, 1 cantonnier, 1 sage-femme

L’état souhaitait aussi recenser :

– les populations flottantes, appartenant aux catégories suivantes : armée, marine de commerce, établissements pénitentiaires, établissements de bienfaisance, établissements d’instruction publique, communautés religieuses et réfugiés étrangers à la solde de l’état.

– les aliénés, idiots et crétins, aveugles et sourds-muets. Un Nota au-dessus du tableau précisait : « Ce dénombrement spécial terminé, les maires feront sagement d’en communiquer le résultat aux médecins de la commune, en les invitant à signaler les lacunes qu’ils y auraient constaté. »

Pour Boissières, les tableaux étaient vides.

 

Recensement de 1861

En 5 ans la population a légèrement diminué : Boissières compte 242 habitants, 124 de sexe féminin, contre 118 de sexe masculin.

Sur les 74 maisons, 3 sont en partie ou totalement inhabitées. 48 ont un rez-de-chaussée et 1 étage, 26 un rez-de-chaussée et 2 étages.

Il y a 85 ménages : 9 de 1 personne, 28 de 2 personnes, 23 de 3 personnes, 18 de 4 personnes et 1 de 6 personnes.

1 étrangère de nationalité allemande est recensée (Autrichiens et Prussiens compris, précise le tableau).

Nouveautés :

– Les cultes sont pris en compte : 21 personnes se déclarent catholiques et 221 protestants (calvinistes)

– Le recensement des populations flottantes a disparu.

– Dans le tableau des infirmités diverses ont été ajoutés les goîtreux. Le village compte 1 aliénée.

– Le château est mentionné pour la première fois comme habitation abritant 1 ménage.

Métiers

  • Pour l’agriculture:

56 propriétaires ou propriétaires agriculteurs, 33 journaliers et ouvriers agricoles, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

4 domestiques, 4 couturières, 1 instituteur, 1 maréchal-ferrant, 1 tonnelier, 1 aubergiste, 1 modiste, 1 cantonnier, 1 épicier, 1 garde-champêtre, 1 blanchisseuse

 

Recensement de 1866

La population est de 261 habitants (135 de sexe féminin et 126 de sexe masculin).

Un premier document appelé Mouvement de la Population comptabilise les naissances, mariages et décès au cours de l’année 1866.

Document 6 1866

Un second document Etat récapitulatif de la Population civile de la commune, émanant du ministère de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, précise que :

– 93 ménages vivent dans 76 maisons, 50 avec rez-de-chaussée et 1 étage, et 26 avec rez-de-chaussée et 2 étages.

– sur les 261 habitants, 6 sont nés dans d’autres départements et 1 est de nationalité allemande.

– il y a 30 habitants catholiques et 231 protestants (calvinistes)

– le tableau recensant les infirmités diverses est vide

– comme le montre le tableau ci-dessous, le degré d’instruction est assez élevé, surtout si on déduit les enfants qui ne sont pas encore en âge d’aller à l’école :

Document 7 1866

– le  bétail avait aussi été recensé. Il y avait à Boissières : 32 chevaux et juments, 12 mules, 9 ânes, 320 brebis et agneaux, 10 béliers de race perfectionnés, 12 cochons et 14 chèvres et chevreaux.

Pour finir, 18 ruches d’abeilles étaient en activité.

Métiers

  • L’agriculture reste importante:

47 propriétaires et propriétaires cultivateurs, 33 journaliers et ouvriers agricoles, 3 bergers.

  • Les autres métiers

3 tonneliers, 5 domestiques, 1 receveur buraliste, 1 modiste, 1 maréchal-ferrant, 1 couturière, 1 cantonnier, 1 instituteur, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 avocat, 1 aubergiste, 1 boulanger, 2 courtiers, 1 boucher, 1 épicier

 

Recensement de 1872

La population est de 242 habitants (117 de sexe féminin et 125 de sexe masculin), dont 8 sont nés dans un autre département.

Le village compte 68 maisons habitées, et 8 inhabitées, et 79 ménages. Il y a 5 locations dans des maisons particulières. Au château habite 1 ménage composé de 4 personnes (le garde-champêtre et sa famille).

L’état récapitulatif de la population totale de la commune nous apprend que :

– 218 Boissiérois sont calvinistes et 24 catholiques

– il y a 1 aliéné célibataire

– le degré d’instruction est toujours élevé comme le montre le tableau ci-dessous

Document 8 1872

– les animaux domestiques tiennent toujours une place importante avec 261 ovins, 27 chevaux et juments, 22 mules, 8 ânesses, 9 cochons et truies, 8 chèvres et plus de 600 volailles. Les chiens sont au nombre de 45 et il y a 20 ruches.

Métiers

  • L’agriculture domine encore :

39 propriétaires et propriétaires agriculteurs, 17 cultivateurs, 19 journaliers, 1 berger, 4 rentiers.

  • Les autres métiers sont :

1 instituteur, 3 bouchers, 7 domestiques, 4 tonneliers, 1 nourrice, 1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 courtier, 1 boulanger, 1 épicier, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre

5 personnes vivent de leur pension

 

Recensement de 1876

La population est de 211 habitants (104 de sexe féminin et 107 de sexe masculin), dont 8 ne sont pas nés dans le département. Il y a 64 maisons et 73 ménages.

Le village a perdu 31 habitants et 6 ménages depuis le recensement précédent.

Le tableau ci-dessous, extrait du Récapitulatif du recensement nominatif, donne la liste des noms des rues. On peut supposer que le chemin du bout de village est devenu le chemin des Castanets, et le chemin de Calvisson s’appelle maintenant la rue de la Vaunage.

Document 9 1876

Métiers

  • L’agriculture est toujours prépondérante avec:

35 propriétaires, 17 cultivateurs, 3 journaliers, 2 bergers, 8 rentiers/rentières.

  • Les autres métiers recensés sont:

1 instituteur, 1 boucher, 8 domestiques,1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 courtier, 1 boulanger, 2 épiciers, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 bourrelier et 1 receveur/buraliste.

 

Recensement de 1886

La population a fortement baissé et Boissières ne compte plus que 170 habitants (88 de sexe masculin et 82 de sexe féminin), qui constituent 56 ménages et occupent 52 maisons.

6 personnes sont nées dans un autre département.

Les archives municipales ont conservé les dossiers à remplir par les ménages pour ce recensement.

Chaque dossier comprend:

– un bordereau de la maison

– une feuille de ménage récapitulant les personnes qui y logent

– 1 bulletin individuel à compléter par chaque personne habitant la maison

Métiers

  • Ce déclin de population se retrouve notamment dans les métiers de l’agriculture:

27 propriétaires, 21 cultivateurs, 3 bergers.

  • Les autres métiers:

1 instituteur, 2 bouchers, 1 domestique, 1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 garde-champêtre, 2 courtiers, 1 boulanger, 1 épicier, 1 avocat, 1 militaire, 1 cafetier et 1 garde particulier.

 

Recensement de 1891

Il y a 166 habitants (88 de sexe masculin et 82 de sexe féminin), qui forment 59 ménages et occupent 56 maisons.

Les archives municipales ont aussi conservé les dossiers à compléter par les ménages pour ce recensement.

Métiers

  • Pour l’agriculture:

24 propriétaires, 17 cultivateurs, 1 journalier, 1 berger.

  • Les autres métiers:

1 garde champêtre, 4 domestiques, 1 gérant du cercle, 1 cordonnier, 1 buraliste, 1 cantonnier, 1 épicier, 1 boucher, 1 garde particulier, 1 courtier, 1 instituteur, 1 nourrice.

 

Recensement de 1896

Il y a 173 habitants (83 de sexe masculin et 90 de sexe féminin), qui forment 62 ménages et occupent 62 maisons.

10 habitants sont nés dans un autre département.

Métiers

  • Pour l’agriculture, il n’y a plus de cultivateurs recensés. On compte:

32 propriétaires, 11 journaliers, 1 fermier, 1 berger.

  • Les autres métiers sont beaucoup moins variés:

6 domestiques, 1 gérant du cercle, 1 boulanger, 3 épiciers, 1 instituteur, 1 cantonnier, 1 boucher, 1 garde champêtre et un garde particulier.

 

Recensement de 1901

Il y a 180 habitants, dont 1 étranger (espagnol). Il y a 57 maisons et 57 ménages.

Le village ne compte maintenant plus que 4 rues comme le montre le document ci-dessous.

La Grand Rue, avec ses 25 maisons,  pourrait être l’actuelle rue du Puits Neuf prolongée par les place du temple et de l’horloge et le chemin des castanets.

Document 10 1901

Métiers

  • Pour l’agriculture, il n’y a plus de journaliers déclarés. On compte:

27 propriétaires, 10 cultivateurs,  3 agriculteurs, 1 fermier, 1 berger.

  • Les autres métiers :

1 instituteur, 1 cordonnier, 2 épiciers, 2 cantonniers, 9 domestiques, 3 bouchers, 1 boulanger, 1 receveur buraliste, 1 garde particulier, 1 apprenti et 1 cordonnier ambulant.

 

Recensement de 1906

162 habitants, dont 1 étranger (espagnol) occupent 53 maisons et forment 55 ménages.

Le document ci-dessous montre que la rue Portalade réapparaît, il n’y a plus de Grand Rue, mais une rue Pascalet. Le château est aussi mentionné avec la liste des rues., occupé par 3 personnes.

Document 11 1906

Métiers

  • En ce qui concerne l’agriculture, les appellations changent:

33 propriétaires exploitants, 4 domestiques agricoles, 9 journaliers agricoles, 1 journalier.

  • Les autres métiers:

1 instituteur, 4 épiciers, 2 domestiques,1 cafetier, 1 garde champêtre, 1 cantonnier, 1 boulanger, 1 boucher et 1 garçon boucher, 1 bonne de maison, 1 domestique à gages, 1 garde particulier, 1 couturière et 1 cordonnier ambulant.

 

Recensement de 1911

164 habitants forment 54 ménages et on compte 72 maisons.

11 étrangers sont recensés installés dans le village: 7 personnes viennent d’Espagne et 4 personnes d’Italie.

Certaines rues ont à nouveau changé de nom: il y a maintenant une rue du Puits de Place:

Document 12 1911

Métiers

  • Des changements dans le domaine agricole:

20 propriétaires cultivants, 1 propriétaire exploitant, 14 domestiques agricoles, 1 domestique de ferme, 4 ouvriers agricoles, 2 fermiers, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

1 épicier cabaretier, 1 instituteur, 3 domestiques, 1 boulanger et 1 garçon boulanger, 1 boucher, 1 garde champêtre, 1 cantonnier communal et 1 cantonnier départemental, 2 épiciers.

 

Recensement de 1921

La commune compte 175 habitants formant 49 ménages. 48 maisons sont recensées.

Le nombre d’étrangers s’élève à 34, tous originaires d’Espagne.

Métiers

  • Ils se diversifient en agriculture:

6 propriétaires, 8 cultivateurs, 2 propriétaires cultivateurs, 2 propriétaires agriculteurs,  1 journalier,  10 ouvriers agricoles, 2 fermiers,  1 garde brebis, 1 viticulteur, 1 berger, 1 conducteur de bestiaux.

  • Il en est de même pour les autres métiers:

5 ménagères, 1 coiffeur, 2 chauffeurs, 3 domestiques, 1 brigadier, 1 boulanger receveur buraliste, 1 boulanger cultivateur, 1 cuisinière, 1 cultivateur chauffur, 1 brodeuse, 1 négociant, 1 couturière, 1 institutrice, 1 garde et 1 femme de chambre.

 

Recensement de 1926

Cette année-là, la population est la même qu’en 1921: 175 habitants. Le nombre de ménages est 50 et le nombre de maisons 60.

Les étrangers sont au nombre de 37, tous originaires d’Espagne.

Métiers

  • L’agriculture domine toujours avec:

1 métayer, 1 journalier agricole, 1 viticulteur, 1 domestique agriculteur, 1 toucheur de bestiaux (conduisait un troupeau, notamment à l’abattoir), 2 bergers, 6 agriculteurs, 17 cultivateurs, 8 ouvriers agricoles, 2 propriétaires, 4 propriétaires cultivants, 1  propriétaire exploitant.

  • Les autres métiers:

1 épicière, 1 charretier, 1 tonnelier, 1 garde cantonnier, 1 garde particulier, 1 employé de commerce, 1 receveur buraliste, 1 institutrice laïque et 3 retraités.

 

Recensement de 1936

Sur les 187 habitants recensés, 18 sont des hôtes de passage. Le nombre de ménages s’élève à 48, et celui des maisons à 44.

12 étrangers venant d’Espagne sont recensés. Cette baisse est dûe à deux raisons: certains ont été naturalisés français et d’autres ont quitté le village.

Métiers

  • Les métiers de l’agriculture sont toujours les plus nombreux:

24 agriculteurs, 12 propriétaires, 1 cultivateur, 1 régisseur, 1 berger, 1 toucheur de bestiaux

  • Les autres métiers:

1 chauffeur, 1 institutrice, 1 garde de la commune, 2 femmes de ménage, 1 cafetier, 1 épicière, 1 maçon et 1 retraité.

Arty Show 2019

Tout a commencé le vendredi matin par l’accrochage des tableaux. Les nouveaux participants ont fait connaissance avec les habitués. Cette année, nous avons accueilli  deux artistes de Nages. Bienvenue à eux.

Ensuite il a fallu répartir les places sur les murs et sur les grilles au milieu de la salle. Chacun a pu s’installer comme il le souhaitait. Il n’y avait plus qu’à attendre le lendemain 10 h 00 pour avoir le public.

Les styles différents des artistes permettent aux spectateurs d’avoir un large éventail sur l’art pictural :

Agnès Duroyaume, avec ses gravures et peintures, ainsi que les dessins prometteurs de ses élèves,

Les quatre saisons et les bijoux de Nathaly Marchand,

Hervé André avec ses tableaux d’inspiration surréaliste et japonaise,

Jean-Yves Régnault, ses totems et ses tableaux d’art brut,

Christiane Chastel, avec une production figurative totalement renouvelée avec des techniques nouvelles,

Eliane Bonin, inspirée par le château de Boissières pour la peinture, et la civilisation égyptienne pour la sculpture,

Gaëtan Moreau et ses tableaux entre peinture et sculpture à la fois abstrait et figuratif inspiré des grottes.

Le samedi matin, cinq personnes et au décompte du soir dix-huit visiteurs. Un léger dépit s’est fait sentir mais on s’est dit que ça allait être mieux demain.

Effectivement le lendemain à partir de 11 h 00, peut-être à la fin d’un match de rugby, les visiteurs sont arrivés.Le vernissage du dimanche midi a réuni, hormis les fidèles de Boissières, des visiteurs venus des quatre autres villages participant au circuit artistique Arty Show 2019, Calvisson, Congénies et St Côme et Marvejols. Après cinq minutes de discours, les quelque soixante-dix visiteurs ont eu accès au buffet agrémenté par les exposants.

Jusqu’au soir les visites se sont succédées et enfin les portes de la salle se sont refermées après le départ du dernier des cent soixante-trois visiteurs.

Merci à tous, exposants et amateurs, et à l’année prochaine.

Dernière séance 2019

Dernière séance.

Heureusement que c’était la dernière séance. Le fichier de la première partie avait disparu, donc exit le film muet prévu ainsi que les publicités. De plus, un petit mistral pas très chaud nous a prouvé que l’automne arrivait. Mais bon, les quelques spectateurs présents ont été indulgents et après une recherche dans le stock d’enregistrements, la séance a débuté avec un dessin animé de Tex Avery. Quelques publicités datées années 50 plus tard, l’entracte a permis de se désaltérer.

Le film Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson a clôturé sans autre incident cette ultime séance 2019 de cinéma en plein air.

Il faudra quand même s’interroger pour l’année prochaine sur la pertinence de ces séances suivies seulement par quelques aficionados.  A voir peut-être le nombre de séances, la programmation ou autre idée. La réflexion est ouverte à tous et toutes les suggestions seront étudiées.

Trio Scoop

Voilà le récit d’une belle soirée, où tous les grands standards américains ou français, revus et bien corrigés en swing par le Trio Scoop, ont enchanté les spectateurs venus nombreux sur la Place du Temple ce samedi 24 septembre. A 20 h 30, l’équipage Scoop est là : Guilhem, pilote, au chant et à la guitare, Fabrice, co-pilote, au piano et Jean-Pierre, navigateur, à la contrebasse. Les quatre-vingt-dix passagers sont à bord. Décollage à destination du pays swing et rythm’n’ blues. Une première escale technique en Irlande pour y admirer l’oranger de Bourvil, rencontrer « My Girl » et boire un « couleur café » en compagnie de Gainsbourg et s’est reparti. Ray Charles nous a raconté qu’il s’était trouvé une gentille copine et qu’il en était très, très satisfait…. Arrivés sur place Nat King Cole, sans qu’on sache pourquoi, a appelé la police et nous avons dû nous enfuir sur la bicyclette d’Yves Montant. Heureusement Elvis Presley fut, lui, moins cruel. Par contre la complainte de la butte à Montmartre, nous a dit que les escaliers sont toujours aussi durs aux miséreux même en mode swing.

Petit arrêt au buffet de l’aéroport, le temps de se désaltérer et redécollage vers une Bohème jazzy d’Aznavour pour une vie en rose agrémentée des solos virtuoses des musiciens. Pour l’atterrissage, on a serré de près Nathalie, plus en mode Chicago que Moscou, en mettant Gilbert Bécaud un peu sur le côté. Après quelques titres accompagnés par le chœur des Boissièrois, notre voyage s’est terminé après un rappel.

Unanimement, le Trio Scoop a été applaudi et de nombreux spectateurs ont souhaité qu’il soit reprogrammé. Why not ?

13 juillet 2019

Pour cette année, c’est un diaporama qui vous fera revivre cette belle journée.

Cinéma en plein air 2019

Pour la réouverture du festival estival du film de Boissières, une petite cinquantaine de spectateurs se sont retrouvés sur la place de la mairie vers 21 h 00 ce 22 juin. C’est le film « Papa ou Maman 2 » qui a eu l’honneur d’être en projection pour la première des trois séances de cet été.

En attendant que la luminosité baisse un peu, on a papoté entre habitués et nouveaux venus. Puis le moment est venu de lever le rideau avec un film muet en noir et blanc de Buster Keaton « L’épouvantail ». Les rires dans la salle montrent que ce génie du comique est intemporel.  Le temps de quelques publicités des années 70, et ce fut le moment de l’entracte. Et là……..

La mairie n’ayant reculé devant aucun sacrifice, nous avons vu apparaître L’OUVREUSE.  Tout y était, la gentillesse, le sourire, le panier et LES CHOCOLATS GLACES. Malheureusement, l’intendance n’a pas suivi, les quelques esquimaux mis en vente sont partis si rapidement qu’il n’y en a pas eu pour tout le monde. Promis, pour la prochaine séance, on fait un stock important.

Après l’entracte, reprise de la séance, le grand film arrivait enfin. Comédie actuelle sur les errements d’un couple qui divorce, qui divorce pas, qui se voit, qui se voit plus mais qui a quatre enfants (plus adultes que les parents) au milieu de tout cela.  Bref de quoi rire pendant un bon moment. Quelques martinets cinéphiles sont passés au-dessus des têtes des spectateurs, attirés par le film, mais on ne les a pas entendu rire. On ne doit pas avoir le même humour.

Vers 23 h 30, fin de séance. On s’est souhaité bonne nuit et rendez-vous au 20 juillet pour « 20 ans d’écart ».

Les Choristes

Même pas peur des gouttes.

Les 150 choristes ont été fidèles au rendez-vous fixé pour le 14 juin sur la place de la mairie à Boissières. Seules quelques têtes tournées vers le ciel laissaient entrevoir une certaine crainte quant aux caprices du ciel.

Mais à l’heure dite les membres des chorales de Beauvoisin, Bernis, Caveirac, Milhaud, Nîmes, Rodilhan, Vestric sous la direction de la cheffe de chœur Nicole Eymard et soutenus à la trompette par Michel Meneghini ont ouvert le spectacle avec « Les comédiens » de Charles Azenavour. Puis se sont succédés, entre autres, des succès de Johnny Halliday, France Gall, Enrico Macias, Nicolas Peyrac etc… Que du beau monde.  En seconde partie, le concert pour Arenjez accompagné à la trompette a apporté une note (plutôt plusieurs) classique.

Les spectateurs boissièrois et accompagnateurs des choristes ont apprécié durant deux heures cette prestation de haut niveau. Même les enfants qui étaient là ont pu se régaler de cette musique. Il paraît même qu’un sanglier mélomane aurait été vu (d’après les enfants) sous les terrasses du château.

Le spectacle aurait pu durer plus longtemps si quelques petites gouttes n’étaient venues rendre glissantes les touches de l’orgue électrique de la cheffe de chœur et risquer de l’électrocuter. Pas de risques inconsidérés. Après un air jazzy du sud des Etats-unis repris par l’ensemble des choristes et des spectateurs, tout le monde s’est séparé en évoquant pourquoi pas, un autre concert l’année prochaine. De nombreux boissiérois sont venus remercier, à l’issue, les artistes et la mairie pour la qualité de ce spectacle.

Après, les artistes ayant un petit creux, (ventre affamé n’a pas d’oreille, ce qui est dommage pour des chanteurs), un buffet froid leur fut servi à la salle polyvalente.

Et c’est vers minuit que, une fois la salle vide, on a pu refermer les portes de cette superbe soirée.

L’école

L’instruction primaire à Boissières

Les archives municipales de Boissières sont une mine de documents divers qui permettent de dresser un état des lieux de l’école du village au fil des trois siècles passés.

Malgré sa petite taille, la commune a toujours accordé de l’importance à l’instruction, aussi bien des filles que des garçons. Elle a souvent fait des efforts financiers pour se conformer aux demandes de l’état.

L’école a aussi suivi les mouvements de l’histoire, comme vous pourrez le constater en lisant les extraits suivants.

Il y avait une école à Boissières en 1708, car une délibération du 2 février 1708 précise que le régent des écoles (c’est-à-dire l’instituteur), le sieur Robert, sera payé 120 livres par an, et ses gages seront payés à l’avance par tranches de 30 livres.

En 1710, il est noté qu’André Roux, membre du conseil communal, a payé au maître d’école Robert 30 livres d’avance, mais que la quittance a été égarée.

Le 19 décembre 1735, « … depuis quelque temps le sieur Robert Mayer, régent des écoles du présent lieu, sollicitait certains particuliers de Boissières dont les enfants sont obligés par leur âge … d’assister aux messes et instructions des paroisses… » Sinon une procédure de paiement d’amendes serait mise en place.

En réalité, ce Robert Mayer fournit de faux certificats aux parents des enfants qui ne vont pas à la messe. Il leur demande une somme de 16 livres et 10 sols sous la menace de les dénoncer. Il est parvenu à faire prélever cette somme par les consuls.

En 1735, il n’y a officiellement que des catholiques. On fait la différence entre anciens catholiques (ceux qui l’étaient avant la révocation) et nouveaux catholiques (NC). La plupart des NC sont restés plus ou moins secrètement protestants, et certainement une très grande partie des habitants de Boissières. Toutefois, il s’agit là de la parole de la communauté (protestante). On pourrait être en présence d’une manœuvre pour licencier un régent un peu trop catholique. Exactement à la même époque à Calvisson éclate une affaire de protestants qui ont agressé des jésuites venus dire la messe.

En avril 1738 le conseil municipal décide de maintenir dans ses fonctions le sieur Chassefière, régent d’école, dont l’évêque de Nîmes a prononcé l’expulsion.

La communauté accuse le curé d’avoir fait renvoyer Chassefière. Le curé fait fonction de régent s’il n’y en a pas. Ils vont demander le maintien de Chassefière auprès de l’évêque ou son remplacement par un autre. Ils lèvent un impôt de 120 livres pour payer ce régent. On peut supposer qu’ils ne veulent pas verser cet argent au curé, l’accusant en plus de très mal écrire et d’être incapable d’enseigner aux enfants … ou plus simplement, ils ne veulent pas d’un curé comme régent pour leurs enfants.

En octobre 1746 on sait que le régent des écoles reçoit un salaire de 150 livres.

Une délibération du conseil de la communauté de Boissières, datée du 28 septembre 1787 évoque des travaux à faire pour, notamment:

« … la construction de deux pièces de maison, dont une pour y loger le régent des écoles… »

Ce document daté du 26 avril 1794 met en place l’instruction primaire dans les communes de France.Les communes trop petites peuvent choisir de se rattacher à une autre plus importante.

Les instituteurs seront choisis par les conseils municipaux. C’est ensuite un jury d’inspection qui leur délivrera (ou pas) un certificat de capacité.

Les instituteurs sont logés par les communes. Ils reçoivent une rétribution acquittée par les parents d’élèves, et déterminée par le conseil municipal. Cependant les familles ne pouvant pas payer cette rétribution en seront exemptées par le conseil municipal.

(Le document intégral peut être consulté en cliquant sur ce lien :

https://share.orange.fr/#i3Bgivk9TO23119886df

  1. M. Soulier, déjà régent des écoles à Boissières se porte candidat pour ouvrir une école à Boissières le 2 avril 1794 :

« Je soussigné (prénom illisible) Soulier, ancien régent des écoles de cette commune de Boissières, déclare à la municipalité

1° que je suis dans l’intention d’ouvrir une école

2° d’apprendre à lire, écrire et les premières règles de l’arithmétique

3° enfin je produis mon certificat de civisme et des bonnes mœurs conformément au décret du 29 frimaire dernier

A Boissières ce treizième Germinal l’an second de la république une et indivisible »

Le 14 mai 1794 aucune commune ne voulant se joindre à Boissières, le conseil municipal décide de ne pas créer d’école primaire et de garder l’école particulière :

« … cette commune a une école particulière qui suffit pour l’enseignement des enfants … il serait impossible de trouver un logement pour l’instituteur primaire… »

Grâce à un arrêté de la préfecture du Gard, du 23 août 1845, on sait que 15 enfants fréquentent l’école de Boissières, dont 4 admis à titre gratuit.

L’arrêté du 31 octobre 1848 précise que 25 enfants sont en âge de fréquenter l’école.

Le règlement adopté par le conseil académique du Gard, le 17 octobre 1851 nous éclaire sur l’instruction primaire au milieu du 19e siècle.

En résumé :

– les enfants sont admis à l’école de 6 à 13 ans

– ils doivent avoir été vaccinés

– dans les écoles mixtes, garçons et filles sont séparés par une cloison d’1,50m dans la classe. Ils entrent et sortent à des heures distinctes.

– ils ne vont pas à l’école le jeudi, le dimanche et les jours de fêtes consacrées. Les vacances scolaires sont déterminées par le recteur, en général de fin août à octobre.

– les absences doivent être justifiées

– ils reçoivent des récompenses (bons points, médailles prix, etc…) ou des punitions pouvant aller jusqu’au renvoi définitif.

– ils doivent parler uniquement français en classe

– ils apprennent au minimum l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française, le calcul et le système légal des poids et mesures.

– la classe a lieu de 8 à 12 heures et de 13 à 16 heures.

– la religion catholique est omniprésente, crucifix sur les murs, cours toujours précédés ou suivis d’une prière, lecture de textes religieux. L’instituteur doit conduire les élèves aux offices les dimanches et fêtes consacrées, ainsi qu’au catéchisme. Cependant l’article 41 précise que les dispositions relatives à l’enseignement et aux exercices religieux ne sont applicables qu’aux enfants qui appartiennent au culte catholique

Le document intégral peut être consulté en cliquant sur ce lien :  https://share.orange.fr/#bmCiieeZrt2311988745

En 1857 le maire et l’instituteur, Louis Roger, dressent l’ « inventaire du mobilier et archives de l’école publique des deux sexes de la commune de Boissières ».

Seuls le bureau du maître et la cloison séparative entre filles et garçons sont en bon état.

Sont en état médiocre : la chaise du maître, les 8 tables avec bancs, les 9 tableaux noirs, les 38 tableaux de lecture, les 6 cartes géographiques sur toile.

Le poêle est presque hors de service.

Dans une lettre datée du 17 décembre 1858, adressée au maire de Boissières, le Préfet du Gard dit avoir reçu de l’inspecteur d’académie  un rapport « duquel il résulte que la salle d’école et le logement de l’instituteur laissent à désirer. » Il demande au maire de « m’indiquer les moyens que vous vous proposez d’employer pour atteindre le but que je viens de vous signaler. »

Le 24 août 1859 le juge de paix de Sommières informe le maire de Boissières qu’un arrêté préfectoral « accorde un jour de congé extraordinaire, le samedi 27 du même mois, aux élèves des écoles primaires de garçons et de filles du département, en récompense de leur empressement à confectionner des bandes et de la charpie pour nos soldats blessés de l’armée d’Italie. »

Le registre matricule de tous les enfants reçus à l’école de l’année 1860 nous apprend :

– que l’instituteur est Louis ROGER, qu’il a été nommé à Boissières le 13 février 1854, et que son traitement annuel s’élève à 921,50 francs (200 francs de traitement fixe et 721,50 francs de rétribution scolaire)

– que 36 enfants, 18 filles et 18 garçons sont inscrits, nés entre 1846 et 1856

– qu’un enfant bénéficie de la gratuité de l’enseignement, et tous les autres paient la rétribution scolaire

– que la commune de Boissières compte 252 habitants

En août 1862, conformément à une circulaire préfectorale relative à la fondation d’une bibliothèque scolaire, le conseil municipal vote un budget pour l’achat de livres « quoique la commune soit en présence d’une forte dépense […] et que ses ressources soient absorbées par les divers services communaux… ». L’achat de l’armoire bibliothèque avait déjà été prévu dans le devis de réparations de la maison d’école.

La loi Duruy du 10 avril 1867 (qui a notamment permis de développer l’enseignement primaire féminin, la fréquentation des écoles et leur gratuité, et qui a rendu l’enseignement de l’histoire et de la géographie obligatoires) stipule que toute commune de plus de cinq cents habitants doit se doter d’une école publique pour les filles, qui peut être une section au sein de l’école communale.

Si l’école est mixte – c’est souvent le cas dans les petites communes –, une femme est nommée par le Préfet pour les travaux d’aiguilles pour les filles. Le financement est assuré non par l’Etat mais par les communes.

Cette loi est un compromis qui autorise les communes qui le souhaitent à financer la gratuité de leur(s) école(s) par la création d’une « imposition extraordinaire ».

En 1867 Boissières compte 260 habitants et est pourvue d’une école mixte dirigée par un instituteur. Les ressources budgétaires de la commune ne lui permettent pas d’établir la gratuité ou partielle dans l’école publique.

Le conseil municipal, qui s’est réuni le 10 août 1867, délibère à l’unanimité « que la seule disposition de la nouvelle loi qui lui paraisse susceptible d’être appliquée à la commune, c’est la désignation d’une femme pour diriger les travaux à l’aiguille des filles. »

Dans le Journal des exercices de classe, année 1877, on trouve les précisions suivantes :

– les élèves sont à l’école du lundi au samedi, sauf le jeudi.

– le 1er janvier est un jour de congé

– les vacances d’été commencent le lundi 20 août et se terminent le samedi 6 octobre

– le dernier jour d’école en 1877 le samedi 22 décembre

Les matières enseignées sont l’instruction religieuse (catéchisme, évangile, histoire sainte), la lecture,  l’écriture, la langue française et le calcul. Les matières facultatives sont les travaux à l’aiguille pour les filles, le dessin et la géographie.

En mai 1878 les instituteurs du Gard sont avertis, par un courrier de l’inspecteur primaire, de la visite de M. Brouard, inspecteur général de l’université, et des points sur lesquels il insiste le plus.

Celui-ci « s’attache aux emplois du temps, aux répartitions des matières, aux programmes mensuels modifiés selon les besoins de l’école rurale.

Il exige le journal de classe, ou, plutôt, un carnet quotidien attestant 1° la préparation des leçons par le maître ; 2° la suite des leçons et des devoirs donnés dans chacune des branches d’enseignement et indiquant que l’on procède avec méthode ; 3° le travail réellement fait chaque jour par les élèves.

Dans ses interrogations, il s’assure que tout n’est pas livré au mécanisme, à la mémoire, et que les enfants de chaque division sont formés aux exercices d’intelligence. »

L’inspecteur primaire termine sa lettre ainsi : « Je n’ai pas besoin de dire que les instituteurs ou les institutrices qui ne se conformeraient pas strictement aux recommandations précitées s’exposeraient à être réprimandés officiellement. »

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un exemple d’emploi du temps des élèves pour l’année scolaire 1894-95.

https://share.orange.fr/#S1HA4VU4582311985874

Journée des enfants 2019

Pour la troisième année consécutive, la municipalité en partenariat avec l’APE (association des parents d’élèves) a organisé ce samedi 25 mai une journée récréative pour les enfants du village. Les responsables de la commission festivités avaient même prévu le soleil qui était bien au rendez-vous une partie de la journée.

Dès 10 heures, les familles se sont retrouvées petit à petit au stade “Emile Pouget” lieu de la manifestation. Tout était installé sur la pelouse pour amuser les enfants : deux structures gonflables, jeux en bois, ping-pong, babyfoot, grand jeu de l’oie, jeux d’adresse etc…. Tous les jeux ont été pris d’assaut par les enfants et même les parents qui ont été ramenés quelques années en arrière.

A 12 h 30, une pause s’imposait avec des boissons rafraîchissantes pour désaltérer les jeunes gosiers pendant que les parents trinquaient joyeusement. Peu de temps après, ce fut l’heure de déguster une excellente paëlla préparée par Nicolas Meney de Calvisson.Après avoir bien repris des forces, les grands enfants n’ont pas perdu de temps et ont vite organisé des tournois de ping-pong et babyfoot pendant que les plus petits se défoulaient sur les structures gonflables.

 

 

Agnès Duroyaume, artiste et professeur de dessin, est venue avec tout son matériel pour initier enfants et parents au dessin.

 

 

 

 

Et c’est vers 16 h 15 qu’un orage a arrêté la journée récréative pour le plus grand regret des enfants.

 

Les organisateurs ont promis qu’ils remettront ça l’année prochaine !

Assassinat de Gaspard de Calvière

Conférence à Boissières: l’assassinat de Gaspard de Calvière

Madame Anny Herrmann, de l’académie de Nîmes, a aimablement accepté d’animer une conférence à Boissières, vendredi 17 mai, à l’invitation de l’Association Sauvegarde Patrimoine Boissières.

Le sujet en était: “Dimanche 13 août 1702: assassinat de Gaspard de Calvière, baron de Saint-Cosme et seigneur de Boissières par de jeunes cailarens et vauverdois”.

Parmi la quarantaine de personnes présentes se trouvaient M. Foucon, maire de Boissières, Mme Carlier du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural Vidourle-Camargue, M. Pontvieux, président de l’association Maurice Aliger, Mme Roy de l’association la 8ème borne d’Uchaud et M. Lawriw de Brozer/téléarchives.

Mme Herrmann a d’abord expliqué les circonstances de cet assassinat. Gaspard, né en 1648 à Nîmes de parents protestants, avait abjurgé le calvinisme en 1685 pour devenir un fervent catholique. Cela lui avait valu les faveurs de Louis XIV et la charge d’inspecteur du canton de Vauvert.

Mme Hermann a retrouvé, dans les archives du Gard, les détails de cette journée où Gaspard de Calvière trouva la mort sur la commune de Candiac, près d’une olivette. Gaspard demanda à son cocher d’arrêter sa chaise roulante (calèche attelée de deux chevaux) pour « faire de l’eau » (soulager un besoin pressant). Mais pourquoi à cet endroit-là, alors que huit jeunes gens armés de bâtons s’y trouvaient? Ceux-ci l’assommèrent d’abord à coups de bâton avant de l’achever de deux coups d’un pistolet qu’ils avaient pris dans sa chaise roulante.

L’enquête minutieuse permit tout d’abord de trouver des preuves matérielles sur le lieu du crime. De nombreuses personnes furent interrogées, ce qui conduisit à l’arrestation de trois présumés coupables. Deux furent condamnés aux galères. Le troisième, Pierre Bouzanquet, réputé fanatique, fut condamné à être rompu vif sur l’échafaud, place du Marché (actuellement place aux Herbes) à Nîmes. Il a toujours nié être l’auteur du crime car son “bras était armé par le Père Eternel”.

Cet assassinat ainsi que celui de l’abbé du Chayla le 24 juillet au Pont-de-Monvert sont à l’origine de la guerre des Camisards dans les Cévennes.

Mme Herrmann a été félicitée par l’ensemble des participants pour la qualité de son intervention. Des questions de l’auditoire, prouvant leur vif intérêt, ont permis à Mme Herrmann d’approfondir certains points.

Pour en savoir plus sur cet événement tragique, vous pouvez vous procurer La Vaunage au XVIIIe siècle, Tome 2, publié par l’association Maurice Aliger.

08 Mai 2019

08 Mai 2019, soixante quatorzième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Plutôt un devoir de mémoire, pour se souvenir que la fin de cette guerre, c’était la fin de l’idéologie nazie, des camps de concentration, de la tentative d’anéantissement d’un peuple.

Pour inclure les plus jeunes dans ce devoir de mémoire, la mairie propose pour chaque cérémonie la charge de porte-drapeau à l’une ou l’un de ses jeunes habitants. Pour ce 08 Mai, c’est Romane Tropin qui a accepté de tenir ce rôle (pour le 08 Mai dernier, c’était Tristan Casse et le 11 Novembre, Hannibal Dumon). Elia, la petite sœur de Romane, s’est chargée de la gerbe de fleurs.

A l’heure dite, la trentaine d’habitants rassemblés sur la place de la mairie, a pris le chemin du cimetière, porte-drapeau, porte-gerbe et Monsieur le Maire en tête.

La cérémonie a commencé par le dépôt d’une gerbe du monument aux Morts par Elia Tropin et le maire.   Ensuite, la lecture des deux lettres officielles, l’une de la Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées et la seconde de l’UFAC (union française des associations de combattants et de victimes de guerre) a précédé l’hommage aux Morts de Boissières, le chant des Partisans, la sonnerie aux Morts et la Marseillaise.

Pour clôturer ce moment de recueillement et de souvenirs, tous les participants se sont retrouvés à la mairie pour un apéritif convivial.

Juste une petite remarque, je ne sais pas si vous vous souvenez du temps qu’il a fait ce jour-là. Il a plu toute la journée, sauf entre 11 h 30 et midi (juste un peu de crachin). Merci à la météo.

Chasse aux oeufs 2019

Le matin du 27 avril, petite reconnaissance sur les pentes du coteau, entre la mairie et le château.

Ouf, elles sont passées. Cette année, elles ont délaissé les alentours du stade qui ne leur convenaient plus après le passage du terrible ouragan OLD (obligations légales de débroussaillement). Le temps d’une étape à Boissières, nos amies ont bivouaqué une nuit sous le château. Et donc suivant notre contrat, elles ont laissé de petits cadeaux pour les enfants, avant de regagner leurs clochers habituels jusqu’à l’année prochaine.

Ah, pardon, oui on parle bien des cloches de Pâques.

A partir de 10 h 00, les enfants (une petite trentaine) sont arrivés, ont fait asseoir les parents sur les bancs et tout en les surveillant du coin de l’œil, sont allés jouer sur la place de la mairie.

10 h 30 précises : distribution des paniers, explications rapides quant au ramassage des cadeaux en chocolat et …………… c’est parti. Les grands en haut de la pente et les petits au milieu.

En une demi-heure nos chasseurs avaient ratissé l’aire de repos des cloches de fond en comble, et chacun de présenter ses trophées Lapin, œufs, poussins, cloches, dans les paniers dont une dizaine ont été réalisés par Evelyne Chassouant au crochet. Oui Madame, au crochet. Imaginez les soirées passées à la lumière de la chandelle, à confectionner ces paniers au coin de la cheminée (non, c’est pas vrai, il y a l’électricité dans sa maison). Bravo et grand-merci à Evelyne.

Les cloches nous avaient fait la liste des cadeaux qu’elles avaient laissés. Heureusement, car en recomptant les prises, on s’est aperçu qu’il manquait un lapin. Catastrophe. Tous les chasseurs sont repartis et là, pas de pitié. Le lapin manquant fut pisté, localisé, cerné et attrapé. De toutes les façons, il n’avait aucune chance face à tous ces chasseurs.

Après ces émotions, quelques jus de fruits, boisson à base de cola, chips et cacahuètes ont requinqué les enfants. Ensuite, comme ils avaient été bien sages, les parents ont eu le droit de se désaltérer et de grignoter ce qui restait.Il ne manquait plus qu’à allumer le feu pour les grillades et partager entre une quinzaine de personnes les repas tirés du sac.

Cette Pâques fut clôturée par un quizz, à l’intention des enfants, pour distribuer les derniers chocolats.

 

Belle journée et beau temps comme d’habitude.

A l’année prochaine.