Recensements

Recensements

A Boissières un grand nombre de recensements de la population ont été conservés dans les archives municipales.Le plus ancien en notre possession est celui du 1er janvier 1807. C’est le second recensement à avoir été prescrit par Lucien Bonaparte. Le premier, dit recensement de l’an VIII, avait été fait en 1801.

Ces recensements sont des mines d’informations diverses qui donnent une « photographie » précise du village à différentes époques.

 

Recensement du 1er janvier 1807

278 habitants (134 de sexe masculin et 144 de sexe féminin)

125 de 0 à 20 ans, 102 de 20 à 50 ans, 51 plus de 50 ans

Le recensement ne donne pas les noms et prénoms, mais classe la population en : garçons/filles, hommes mariés/femmes mariées, veufs/veuves.

Document 1 1807

Il est intéressant de voir que la moitié des habitants maîtrisaient la lecture :

136 savaient lire, 75 savaient lire et écrire, 67 ne savaient ni lire ni écrire.

On peut penser que ce nombre élevé de gens instruits était la conséquence d’une forte implantation  protestante dans le village. Dès le début de la Réforme, une place importante avait été réservée aux apprentissages de la lecture et de l’écriture, outils nécessaires à une instruction religieuse fondée sur la lecture de la Bible.

Métiers

  • Les plus nombreux sont dans l’agriculture:

3 fermiers (personne qui payait une somme à un propriétaire pour en exploiter son bien ou sa charge)

4 locataires (paysan prenant une terre à bail ?)

20 ménagers (Sous l’Ancien régime, ménagers au sud de la Loire, laboureurs au nord, désignent un propriétaire terrien, propriétaire non seulement des bâtiments et des terres, mais aussi du matériel et des animaux de labour.)

60 cultivateurs

  • Les autres métiers recensés sont:

1 garde-champêtre, 1 berger, 2 bouchers, 2 brûleurs d’eau de vie (= fabricants d’eau de vie), 1 cabaretier, 2 couturières, 2 maçons, 1 meunier, 1 sage-femme, 1 domestique, 5 militaires sous les drapeaux, 14 faiseurs de bas (10 hommes et 4 femmes), 1 fournier (propriétaire ou gérant d’un four, chargé de cuire la pâte déjà pétrie qu’on lui apporte pour faire le pain. Plus généralement, boulanger.), 8 patentés (marchands ?)

Les personnes sans ressources étaient aussi comptabilisées. Il y avait 8 indigents assistés à domicile (4 hommes et 4 femmes)

 

Recensement du 1er septembre 1831

301 habitants

Les rubriques à renseigner sont, outre nom, prénoms et époque de la naissance : la profession, les militaires aux armées et le montant des contributions.

La population est classée en : garçons/filles, hommes mariés/femmes mariées, veufs/veuves.

Métiers

  • Les métiers les plus courants sont à nouveau agricoles:

46 cultivateurs (Le cultivateur désigne celui qui cultive la terre, le plus souvent pour le compte d’un propriétaire., mais il peut aussi être propriétaire de petites parcelles. Le terme apparaît dans les actes, vers le milieu du XVIIIe siècle et petit à petit va supplanter celui de laboureur.)

14 agriculteurs, 2 propriétaires, 1 berger.

  • Les autres métiers sont très variés:

7 faiseurs de bas, 3 tonneliers, 3 domestiques, 1 capitaine en retraite, 1 bourgeois, 1 revendeur (chiffonnier qui revend des marchandises telles que vêtements et autres objets divers), 1 meunier, 1 cordonnier, 1 maréchal-ferrant, 1 boucher, 1 garde-champêtre, 1 maçon, 1 ministre protestant, 1 candidat au ministère évangélique.

Le maire et l’adjoint n’ont pas déclaré d’autre métier.

 

Recensement de 1836

278 habitants

Les rubriques à renseigner sont les mêmes qu’en 1831.

Métiers

  • Quelques changements en agriculture:

44 propriétaires, 20 cultivateurs, 4 agriculteurs, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

16 faiseurs de bas , 2 tonneliers, 2 soldats, 2 blanchisseuses, 2 étudiants, 1 bourgeois, 1 instituteur, 1 maçon, 1 domestique, 1 meunier, 1 cordonnier, 1 maréchal-ferrant, 1 boucher, 1 garde-champêtre, 1 vantier ?

A nouveau le maire et l’adjoint ne déclarent pas d’autre activité.

 

Recensement de 1841

271 habitants

Document 2 1841

Métiers

  • Les métiers de l’agriculture sont toujours prépondérants:

31 agriculteurs, 25 cultivateurs, 18 propriétaires, 1 fermier, 3 bergers.

  • En ce qui concerne les autres métiers:

6 faiseurs de bas, 2 domestiques, 2 blanchisseuses, 2 bouchers, 1 bourgeois, 1 meunier, 1 tonnelier, 1 cordonnier, 1 revendeur, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 instituteur, 1 tailleur, 1 tailleuse

Le maire et l’adjoint se déclarent aussi propriétaires.

 

Recensement de 1846

Le document inclut un tableau modèle indiquant comment renseigner les différentes rubriques.

2 nouvelles rubriques apparaissent : la population est recensée par quartier, village, hameau et rue, et les habitants doivent aussi préciser leur religion (catholique ou protestante).

Le récapitulatif de l’état-civil ci-dessous, au dos du recensement, montre que les protestants sont très largement majoritaires.

Document 3 1846

Métiers

  • Pour l’agriculture

36 agriculteurs, 18 cultivateurs, 2 propriétaires agricoles, 1 journalier.

  • Les autres métiers:

5 domestiques, 4 faiseurs de bas, 2 fabricants, 2 bouchers, 1 tailleur, 1 revendeuse, 1 sage-femme, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 tonnelier, 1 instituteur, 1 meunier.

2 regrattiers ( épicier, détaillant de pain, de sel, de poissons de mer, de fruits et toute denrée alimentaire de seconde main, souvent restes de restaurants ou de tables de maisons nobles ou bourgeoises)

Le maire ne déclare pas de métier. Il n’y a pas d’adjoint recensé.

 

Recensement de 1851

Outre les rubriques déjà présentes en 1846, les personnes naturalisées et les étrangers sont recensés (1 allemande à Boissières)

Document 4 1851

En ce qui concerne les cultes, on ne recense plus seulement catholiques et protestants. De la même façon, la population doit aussi déclarer les maladies et infirmités apparentes détaillées dans le document ci-dessus.

En 1851 Boissières compte 6 rues, dont la rue du Four dont le nom est maintenant ?. La rue la plus peuplée est la rue Haute.

Document 5 1851

Métiers

  • En agriculture:

37 propriétaires cultivateurs, 33 propriétaires journaliers, 2 propriétaires fermiers, 3 propriétaires, 3 journaliers.

  • Les autres métiers:

17 faiseurs de gants, 4 domestiques, 2 couturières, 2 filocheuses, 1 instituteur, 1 meunier, 1 blanchisseuse, 1 épicière, 1 maréchal-ferrant, 1 garde-champêtre, 1 sage-femme

Certains habitants déclarent plusieurs métiers :

propriétaire/épicier/faiseur de gants

propriétaire/épicier/cultivateur

propriétaire/fabricant d’eau de vie

propriétaire/boucher/fabricant d’eau de vie

propriétaire/cultivateur/fabricant d’eau de vie/moulin à huile

propriétaire/cultivateur/fabricant d’eau de vie

propriétaire/gantier/barbier

propriétaire/cantonnier/barbier

propriétaire/tonnelier

journalier/musicien

 

Recensement de 1856

La population est de 267 habitants, 133 de sexe masculin et 134 de sexe féminin.

Le document recense :

– les maisons par catégories : le village compte 72 maisons habitées et 3 inhabitées. 40 ont un rez-de-chaussée et un étage, 35 un rez-de-chaussée et 2 étages.

– les ménages : il y en a 87 (9 de 1 personne, 22 de 2 personnes, 29 de 3 personnes, 14 de 4 personnes, 7 de 5 personnes et 6 de 6 personnes)

Métiers

  • En agriculture:

64 propriétaires ou propriétaires cultivateurs, 40 journaliers et ouvriers agricoles, 1 berger, 1 rentier (qui est en fait un propriétaire)

  • Les autres métiers:

2 tonneliers, 3 maçons, 2 couturières, 1 blanchisseuse, 2 gantiers, 2 cordonniers, 1 maréchal-ferrant, 1 épicier buraliste, 3 négociants, 1 instituteur, 1 cafetier, 3 domestiques, 1 courtier, 1 cantonnier, 1 sage-femme

L’état souhaitait aussi recenser :

– les populations flottantes, appartenant aux catégories suivantes : armée, marine de commerce, établissements pénitentiaires, établissements de bienfaisance, établissements d’instruction publique, communautés religieuses et réfugiés étrangers à la solde de l’état.

– les aliénés, idiots et crétins, aveugles et sourds-muets. Un Nota au-dessus du tableau précisait : « Ce dénombrement spécial terminé, les maires feront sagement d’en communiquer le résultat aux médecins de la commune, en les invitant à signaler les lacunes qu’ils y auraient constaté. »

Pour Boissières, les tableaux étaient vides.

 

Recensement de 1861

En 5 ans la population a légèrement diminué : Boissières compte 242 habitants, 124 de sexe féminin, contre 118 de sexe masculin.

Sur les 74 maisons, 3 sont en partie ou totalement inhabitées. 48 ont un rez-de-chaussée et 1 étage, 26 un rez-de-chaussée et 2 étages.

Il y a 85 ménages : 9 de 1 personne, 28 de 2 personnes, 23 de 3 personnes, 18 de 4 personnes et 1 de 6 personnes.

1 étrangère de nationalité allemande est recensée (Autrichiens et Prussiens compris, précise le tableau).

Nouveautés :

– Les cultes sont pris en compte : 21 personnes se déclarent catholiques et 221 protestants (calvinistes)

– Le recensement des populations flottantes a disparu.

– Dans le tableau des infirmités diverses ont été ajoutés les goîtreux. Le village compte 1 aliénée.

– Le château est mentionné pour la première fois comme habitation abritant 1 ménage.

Métiers

  • Pour l’agriculture:

56 propriétaires ou propriétaires agriculteurs, 33 journaliers et ouvriers agricoles, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

4 domestiques, 4 couturières, 1 instituteur, 1 maréchal-ferrant, 1 tonnelier, 1 aubergiste, 1 modiste, 1 cantonnier, 1 épicier, 1 garde-champêtre, 1 blanchisseuse

 

Recensement de 1866

La population est de 261 habitants (135 de sexe féminin et 126 de sexe masculin).

Un premier document appelé Mouvement de la Population comptabilise les naissances, mariages et décès au cours de l’année 1866.

Document 6 1866

Un second document Etat récapitulatif de la Population civile de la commune, émanant du ministère de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, précise que :

– 93 ménages vivent dans 76 maisons, 50 avec rez-de-chaussée et 1 étage, et 26 avec rez-de-chaussée et 2 étages.

– sur les 261 habitants, 6 sont nés dans d’autres départements et 1 est de nationalité allemande.

– il y a 30 habitants catholiques et 231 protestants (calvinistes)

– le tableau recensant les infirmités diverses est vide

– comme le montre le tableau ci-dessous, le degré d’instruction est assez élevé, surtout si on déduit les enfants qui ne sont pas encore en âge d’aller à l’école :

Document 7 1866

– le  bétail avait aussi été recensé. Il y avait à Boissières : 32 chevaux et juments, 12 mules, 9 ânes, 320 brebis et agneaux, 10 béliers de race perfectionnés, 12 cochons et 14 chèvres et chevreaux.

Pour finir, 18 ruches d’abeilles étaient en activité.

Métiers

  • L’agriculture reste importante:

47 propriétaires et propriétaires cultivateurs, 33 journaliers et ouvriers agricoles, 3 bergers.

  • Les autres métiers

3 tonneliers, 5 domestiques, 1 receveur buraliste, 1 modiste, 1 maréchal-ferrant, 1 couturière, 1 cantonnier, 1 instituteur, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 avocat, 1 aubergiste, 1 boulanger, 2 courtiers, 1 boucher, 1 épicier

 

Recensement de 1872

La population est de 242 habitants (117 de sexe féminin et 125 de sexe masculin), dont 8 sont nés dans un autre département.

Le village compte 68 maisons habitées, et 8 inhabitées, et 79 ménages. Il y a 5 locations dans des maisons particulières. Au château habite 1 ménage composé de 4 personnes (le garde-champêtre et sa famille).

L’état récapitulatif de la population totale de la commune nous apprend que :

– 218 Boissiérois sont calvinistes et 24 catholiques

– il y a 1 aliéné célibataire

– le degré d’instruction est toujours élevé comme le montre le tableau ci-dessous

Document 8 1872

– les animaux domestiques tiennent toujours une place importante avec 261 ovins, 27 chevaux et juments, 22 mules, 8 ânesses, 9 cochons et truies, 8 chèvres et plus de 600 volailles. Les chiens sont au nombre de 45 et il y a 20 ruches.

Métiers

  • L’agriculture domine encore :

39 propriétaires et propriétaires agriculteurs, 17 cultivateurs, 19 journaliers, 1 berger, 4 rentiers.

  • Les autres métiers sont :

1 instituteur, 3 bouchers, 7 domestiques, 4 tonneliers, 1 nourrice, 1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 courtier, 1 boulanger, 1 épicier, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre

5 personnes vivent de leur pension

 

Recensement de 1876

La population est de 211 habitants (104 de sexe féminin et 107 de sexe masculin), dont 8 ne sont pas nés dans le département. Il y a 64 maisons et 73 ménages.

Le village a perdu 31 habitants et 6 ménages depuis le recensement précédent.

Le tableau ci-dessous, extrait du Récapitulatif du recensement nominatif, donne la liste des noms des rues. On peut supposer que le chemin du bout de village est devenu le chemin des Castanets, et le chemin de Calvisson s’appelle maintenant la rue de la Vaunage.

Document 9 1876

Métiers

  • L’agriculture est toujours prépondérante avec:

35 propriétaires, 17 cultivateurs, 3 journaliers, 2 bergers, 8 rentiers/rentières.

  • Les autres métiers recensés sont:

1 instituteur, 1 boucher, 8 domestiques,1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 courtier, 1 boulanger, 2 épiciers, 1 blanchisseuse, 1 garde-champêtre, 1 cordonnier, 1 bourrelier et 1 receveur/buraliste.

 

Recensement de 1886

La population a fortement baissé et Boissières ne compte plus que 170 habitants (88 de sexe masculin et 82 de sexe féminin), qui constituent 56 ménages et occupent 52 maisons.

6 personnes sont nées dans un autre département.

Les archives municipales ont conservé les dossiers à remplir par les ménages pour ce recensement.

Chaque dossier comprend:

– un bordereau de la maison

– une feuille de ménage récapitulant les personnes qui y logent

– 1 bulletin individuel à compléter par chaque personne habitant la maison

Métiers

  • Ce déclin de population se retrouve notamment dans les métiers de l’agriculture:

27 propriétaires, 21 cultivateurs, 3 bergers.

  • Les autres métiers:

1 instituteur, 2 bouchers, 1 domestique, 1 maréchal-ferrant, 1 cantonnier, 1 garde-champêtre, 2 courtiers, 1 boulanger, 1 épicier, 1 avocat, 1 militaire, 1 cafetier et 1 garde particulier.

 

Recensement de 1891

Il y a 166 habitants (88 de sexe masculin et 82 de sexe féminin), qui forment 59 ménages et occupent 56 maisons.

Les archives municipales ont aussi conservé les dossiers à compléter par les ménages pour ce recensement.

Métiers

  • Pour l’agriculture:

24 propriétaires, 17 cultivateurs, 1 journalier, 1 berger.

  • Les autres métiers:

1 garde champêtre, 4 domestiques, 1 gérant du cercle, 1 cordonnier, 1 buraliste, 1 cantonnier, 1 épicier, 1 boucher, 1 garde particulier, 1 courtier, 1 instituteur, 1 nourrice.

 

Recensement de 1896

Il y a 173 habitants (83 de sexe masculin et 90 de sexe féminin), qui forment 62 ménages et occupent 62 maisons.

10 habitants sont nés dans un autre département.

Métiers

  • Pour l’agriculture, il n’y a plus de cultivateurs recensés. On compte:

32 propriétaires, 11 journaliers, 1 fermier, 1 berger.

  • Les autres métiers sont beaucoup moins variés:

6 domestiques, 1 gérant du cercle, 1 boulanger, 3 épiciers, 1 instituteur, 1 cantonnier, 1 boucher, 1 garde champêtre et un garde particulier.

 

Recensement de 1901

Il y a 180 habitants, dont 1 étranger (espagnol). Il y a 57 maisons et 57 ménages.

Le village ne compte maintenant plus que 4 rues comme le montre le document ci-dessous.

La Grand Rue, avec ses 25 maisons,  pourrait être l’actuelle rue du Puits Neuf prolongée par les place du temple et de l’horloge et le chemin des castanets.

Document 10 1901

Métiers

  • Pour l’agriculture, il n’y a plus de journaliers déclarés. On compte:

27 propriétaires, 10 cultivateurs,  3 agriculteurs, 1 fermier, 1 berger.

  • Les autres métiers :

1 instituteur, 1 cordonnier, 2 épiciers, 2 cantonniers, 9 domestiques, 3 bouchers, 1 boulanger, 1 receveur buraliste, 1 garde particulier, 1 apprenti et 1 cordonnier ambulant.

 

Recensement de 1906

162 habitants, dont 1 étranger (espagnol) occupent 53 maisons et forment 55 ménages.

Le document ci-dessous montre que la rue Portalade réapparaît, il n’y a plus de Grand Rue, mais une rue Pascalet. Le château est aussi mentionné avec la liste des rues., occupé par 3 personnes.

Document 11 1906

Métiers

  • En ce qui concerne l’agriculture, les appellations changent:

33 propriétaires exploitants, 4 domestiques agricoles, 9 journaliers agricoles, 1 journalier.

  • Les autres métiers:

1 instituteur, 4 épiciers, 2 domestiques,1 cafetier, 1 garde champêtre, 1 cantonnier, 1 boulanger, 1 boucher et 1 garçon boucher, 1 bonne de maison, 1 domestique à gages, 1 garde particulier, 1 couturière et 1 cordonnier ambulant.

 

Recensement de 1911

164 habitants forment 54 ménages et on compte 72 maisons.

11 étrangers sont recensés installés dans le village: 7 personnes viennent d’Espagne et 4 personnes d’Italie.

Certaines rues ont à nouveau changé de nom: il y a maintenant une rue du Puits de Place:

Document 12 1911

Métiers

  • Des changements dans le domaine agricole:

20 propriétaires cultivants, 1 propriétaire exploitant, 14 domestiques agricoles, 1 domestique de ferme, 4 ouvriers agricoles, 2 fermiers, 2 bergers.

  • Les autres métiers:

1 épicier cabaretier, 1 instituteur, 3 domestiques, 1 boulanger et 1 garçon boulanger, 1 boucher, 1 garde champêtre, 1 cantonnier communal et 1 cantonnier départemental, 2 épiciers.

 

Recensement de 1921

La commune compte 175 habitants formant 49 ménages. 48 maisons sont recensées.

Le nombre d’étrangers s’élève à 34, tous originaires d’Espagne.

Métiers

  • Ils se diversifient en agriculture:

6 propriétaires, 8 cultivateurs, 2 propriétaires cultivateurs, 2 propriétaires agriculteurs,  1 journalier,  10 ouvriers agricoles, 2 fermiers,  1 garde brebis, 1 viticulteur, 1 berger, 1 conducteur de bestiaux.

  • Il en est de même pour les autres métiers:

5 ménagères, 1 coiffeur, 2 chauffeurs, 3 domestiques, 1 brigadier, 1 boulanger receveur buraliste, 1 boulanger cultivateur, 1 cuisinière, 1 cultivateur chauffur, 1 brodeuse, 1 négociant, 1 couturière, 1 institutrice, 1 garde et 1 femme de chambre.

 

Recensement de 1926

Cette année-là, la population est la même qu’en 1921: 175 habitants. Le nombre de ménages est 50 et le nombre de maisons 60.

Les étrangers sont au nombre de 37, tous originaires d’Espagne.

Métiers

  • L’agriculture domine toujours avec:

1 métayer, 1 journalier agricole, 1 viticulteur, 1 domestique agriculteur, 1 toucheur de bestiaux (conduisait un troupeau, notamment à l’abattoir), 2 bergers, 6 agriculteurs, 17 cultivateurs, 8 ouvriers agricoles, 2 propriétaires, 4 propriétaires cultivants, 1  propriétaire exploitant.

  • Les autres métiers:

1 épicière, 1 charretier, 1 tonnelier, 1 garde cantonnier, 1 garde particulier, 1 employé de commerce, 1 receveur buraliste, 1 institutrice laïque et 3 retraités.

 

Recensement de 1936

Sur les 187 habitants recensés, 18 sont des hôtes de passage. Le nombre de ménages s’élève à 48, et celui des maisons à 44.

12 étrangers venant d’Espagne sont recensés. Cette baisse est dûe à deux raisons: certains ont été naturalisés français et d’autres ont quitté le village.

Métiers

  • Les métiers de l’agriculture sont toujours les plus nombreux:

24 agriculteurs, 12 propriétaires, 1 cultivateur, 1 régisseur, 1 berger, 1 toucheur de bestiaux

  • Les autres métiers:

1 chauffeur, 1 institutrice, 1 garde de la commune, 2 femmes de ménage, 1 cafetier, 1 épicière, 1 maçon et 1 retraité.

L’école

L’instruction primaire à Boissières

Les archives municipales de Boissières sont une mine de documents divers qui permettent de dresser un état des lieux de l’école du village au fil des trois siècles passés.

Malgré sa petite taille, la commune a toujours accordé de l’importance à l’instruction, aussi bien des filles que des garçons. Elle a souvent fait des efforts financiers pour se conformer aux demandes de l’état.

L’école a aussi suivi les mouvements de l’histoire, comme vous pourrez le constater en lisant les extraits suivants.

Il y avait une école à Boissières en 1708, car une délibération du 2 février 1708 précise que le régent des écoles (c’est-à-dire l’instituteur), le sieur Robert, sera payé 120 livres par an, et ses gages seront payés à l’avance par tranches de 30 livres.

En 1710, il est noté qu’André Roux, membre du conseil communal, a payé au maître d’école Robert 30 livres d’avance, mais que la quittance a été égarée.

Le 19 décembre 1735, « … depuis quelque temps le sieur Robert Mayer, régent des écoles du présent lieu, sollicitait certains particuliers de Boissières dont les enfants sont obligés par leur âge … d’assister aux messes et instructions des paroisses… » Sinon une procédure de paiement d’amendes serait mise en place.

En réalité, ce Robert Mayer fournit de faux certificats aux parents des enfants qui ne vont pas à la messe. Il leur demande une somme de 16 livres et 10 sols sous la menace de les dénoncer. Il est parvenu à faire prélever cette somme par les consuls.

En 1735, il n’y a officiellement que des catholiques. On fait la différence entre anciens catholiques (ceux qui l’étaient avant la révocation) et nouveaux catholiques (NC). La plupart des NC sont restés plus ou moins secrètement protestants, et certainement une très grande partie des habitants de Boissières. Toutefois, il s’agit là de la parole de la communauté (protestante). On pourrait être en présence d’une manœuvre pour licencier un régent un peu trop catholique. Exactement à la même époque à Calvisson éclate une affaire de protestants qui ont agressé des jésuites venus dire la messe.

En avril 1738 le conseil municipal décide de maintenir dans ses fonctions le sieur Chassefière, régent d’école, dont l’évêque de Nîmes a prononcé l’expulsion.

La communauté accuse le curé d’avoir fait renvoyer Chassefière. Le curé fait fonction de régent s’il n’y en a pas. Ils vont demander le maintien de Chassefière auprès de l’évêque ou son remplacement par un autre. Ils lèvent un impôt de 120 livres pour payer ce régent. On peut supposer qu’ils ne veulent pas verser cet argent au curé, l’accusant en plus de très mal écrire et d’être incapable d’enseigner aux enfants … ou plus simplement, ils ne veulent pas d’un curé comme régent pour leurs enfants.

En octobre 1746 on sait que le régent des écoles reçoit un salaire de 150 livres.

Une délibération du conseil de la communauté de Boissières, datée du 28 septembre 1787 évoque des travaux à faire pour, notamment:

« … la construction de deux pièces de maison, dont une pour y loger le régent des écoles… »

Ce document daté du 26 avril 1794 met en place l’instruction primaire dans les communes de France.Les communes trop petites peuvent choisir de se rattacher à une autre plus importante.

Les instituteurs seront choisis par les conseils municipaux. C’est ensuite un jury d’inspection qui leur délivrera (ou pas) un certificat de capacité.

Les instituteurs sont logés par les communes. Ils reçoivent une rétribution acquittée par les parents d’élèves, et déterminée par le conseil municipal. Cependant les familles ne pouvant pas payer cette rétribution en seront exemptées par le conseil municipal.

(Le document intégral peut être consulté en cliquant sur ce lien :

https://share.orange.fr/#i3Bgivk9TO23119886df

  1. M. Soulier, déjà régent des écoles à Boissières se porte candidat pour ouvrir une école à Boissières le 2 avril 1794 :

« Je soussigné (prénom illisible) Soulier, ancien régent des écoles de cette commune de Boissières, déclare à la municipalité

1° que je suis dans l’intention d’ouvrir une école

2° d’apprendre à lire, écrire et les premières règles de l’arithmétique

3° enfin je produis mon certificat de civisme et des bonnes mœurs conformément au décret du 29 frimaire dernier

A Boissières ce treizième Germinal l’an second de la république une et indivisible »

Le 14 mai 1794 aucune commune ne voulant se joindre à Boissières, le conseil municipal décide de ne pas créer d’école primaire et de garder l’école particulière :

« … cette commune a une école particulière qui suffit pour l’enseignement des enfants … il serait impossible de trouver un logement pour l’instituteur primaire… »

Grâce à un arrêté de la préfecture du Gard, du 23 août 1845, on sait que 15 enfants fréquentent l’école de Boissières, dont 4 admis à titre gratuit.

L’arrêté du 31 octobre 1848 précise que 25 enfants sont en âge de fréquenter l’école.

Le règlement adopté par le conseil académique du Gard, le 17 octobre 1851 nous éclaire sur l’instruction primaire au milieu du 19e siècle.

En résumé :

– les enfants sont admis à l’école de 6 à 13 ans

– ils doivent avoir été vaccinés

– dans les écoles mixtes, garçons et filles sont séparés par une cloison d’1,50m dans la classe. Ils entrent et sortent à des heures distinctes.

– ils ne vont pas à l’école le jeudi, le dimanche et les jours de fêtes consacrées. Les vacances scolaires sont déterminées par le recteur, en général de fin août à octobre.

– les absences doivent être justifiées

– ils reçoivent des récompenses (bons points, médailles prix, etc…) ou des punitions pouvant aller jusqu’au renvoi définitif.

– ils doivent parler uniquement français en classe

– ils apprennent au minimum l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française, le calcul et le système légal des poids et mesures.

– la classe a lieu de 8 à 12 heures et de 13 à 16 heures.

– la religion catholique est omniprésente, crucifix sur les murs, cours toujours précédés ou suivis d’une prière, lecture de textes religieux. L’instituteur doit conduire les élèves aux offices les dimanches et fêtes consacrées, ainsi qu’au catéchisme. Cependant l’article 41 précise que les dispositions relatives à l’enseignement et aux exercices religieux ne sont applicables qu’aux enfants qui appartiennent au culte catholique

Le document intégral peut être consulté en cliquant sur ce lien :  https://share.orange.fr/#bmCiieeZrt2311988745

En 1857 le maire et l’instituteur, Louis Roger, dressent l’ « inventaire du mobilier et archives de l’école publique des deux sexes de la commune de Boissières ».

Seuls le bureau du maître et la cloison séparative entre filles et garçons sont en bon état.

Sont en état médiocre : la chaise du maître, les 8 tables avec bancs, les 9 tableaux noirs, les 38 tableaux de lecture, les 6 cartes géographiques sur toile.

Le poêle est presque hors de service.

Dans une lettre datée du 17 décembre 1858, adressée au maire de Boissières, le Préfet du Gard dit avoir reçu de l’inspecteur d’académie  un rapport « duquel il résulte que la salle d’école et le logement de l’instituteur laissent à désirer. » Il demande au maire de « m’indiquer les moyens que vous vous proposez d’employer pour atteindre le but que je viens de vous signaler. »

Le 24 août 1859 le juge de paix de Sommières informe le maire de Boissières qu’un arrêté préfectoral « accorde un jour de congé extraordinaire, le samedi 27 du même mois, aux élèves des écoles primaires de garçons et de filles du département, en récompense de leur empressement à confectionner des bandes et de la charpie pour nos soldats blessés de l’armée d’Italie. »

Le registre matricule de tous les enfants reçus à l’école de l’année 1860 nous apprend :

– que l’instituteur est Louis ROGER, qu’il a été nommé à Boissières le 13 février 1854, et que son traitement annuel s’élève à 921,50 francs (200 francs de traitement fixe et 721,50 francs de rétribution scolaire)

– que 36 enfants, 18 filles et 18 garçons sont inscrits, nés entre 1846 et 1856

– qu’un enfant bénéficie de la gratuité de l’enseignement, et tous les autres paient la rétribution scolaire

– que la commune de Boissières compte 252 habitants

En août 1862, conformément à une circulaire préfectorale relative à la fondation d’une bibliothèque scolaire, le conseil municipal vote un budget pour l’achat de livres « quoique la commune soit en présence d’une forte dépense […] et que ses ressources soient absorbées par les divers services communaux… ». L’achat de l’armoire bibliothèque avait déjà été prévu dans le devis de réparations de la maison d’école.

La loi Duruy du 10 avril 1867 (qui a notamment permis de développer l’enseignement primaire féminin, la fréquentation des écoles et leur gratuité, et qui a rendu l’enseignement de l’histoire et de la géographie obligatoires) stipule que toute commune de plus de cinq cents habitants doit se doter d’une école publique pour les filles, qui peut être une section au sein de l’école communale.

Si l’école est mixte – c’est souvent le cas dans les petites communes –, une femme est nommée par le Préfet pour les travaux d’aiguilles pour les filles. Le financement est assuré non par l’Etat mais par les communes.

Cette loi est un compromis qui autorise les communes qui le souhaitent à financer la gratuité de leur(s) école(s) par la création d’une « imposition extraordinaire ».

En 1867 Boissières compte 260 habitants et est pourvue d’une école mixte dirigée par un instituteur. Les ressources budgétaires de la commune ne lui permettent pas d’établir la gratuité ou partielle dans l’école publique.

Le conseil municipal, qui s’est réuni le 10 août 1867, délibère à l’unanimité « que la seule disposition de la nouvelle loi qui lui paraisse susceptible d’être appliquée à la commune, c’est la désignation d’une femme pour diriger les travaux à l’aiguille des filles. »

Dans le Journal des exercices de classe, année 1877, on trouve les précisions suivantes :

– les élèves sont à l’école du lundi au samedi, sauf le jeudi.

– le 1er janvier est un jour de congé

– les vacances d’été commencent le lundi 20 août et se terminent le samedi 6 octobre

– le dernier jour d’école en 1877 le samedi 22 décembre

Les matières enseignées sont l’instruction religieuse (catéchisme, évangile, histoire sainte), la lecture,  l’écriture, la langue française et le calcul. Les matières facultatives sont les travaux à l’aiguille pour les filles, le dessin et la géographie.

En mai 1878 les instituteurs du Gard sont avertis, par un courrier de l’inspecteur primaire, de la visite de M. Brouard, inspecteur général de l’université, et des points sur lesquels il insiste le plus.

Celui-ci « s’attache aux emplois du temps, aux répartitions des matières, aux programmes mensuels modifiés selon les besoins de l’école rurale.

Il exige le journal de classe, ou, plutôt, un carnet quotidien attestant 1° la préparation des leçons par le maître ; 2° la suite des leçons et des devoirs donnés dans chacune des branches d’enseignement et indiquant que l’on procède avec méthode ; 3° le travail réellement fait chaque jour par les élèves.

Dans ses interrogations, il s’assure que tout n’est pas livré au mécanisme, à la mémoire, et que les enfants de chaque division sont formés aux exercices d’intelligence. »

L’inspecteur primaire termine sa lettre ainsi : « Je n’ai pas besoin de dire que les instituteurs ou les institutrices qui ne se conformeraient pas strictement aux recommandations précitées s’exposeraient à être réprimandés officiellement. »

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un exemple d’emploi du temps des élèves pour l’année scolaire 1894-95.

https://share.orange.fr/#S1HA4VU4582311985874

Association de Sauvegarde du Patrimoine de Boissières

 

Depuis 2015, l’Association Sauvegarde du Patrimoine de Boissières travaille à la préservation et mise en valeur du patrimoine du village.

C’est ainsi qu’ont été faits :

– le classement des archives municipales dont un certain nombre de parchemins qui remontent au début du 15ème siècle. Les archives peuvent être consultées sur http://www.brozer.fr/telearchives/

– le débroussaillage et l’aménagement de 2 sentiers de découverte qui mettent en valeur les paysages autour du village https://boissieres30.fr/circuit-rouge/

– la pose de photos anciennes dans le village

– la pose de 20 panneaux retraçant l’histoire de Boissières https://boissieres30.fr/3-circuits/

– l’inventaire du bâti ancien du centre du village, visant à sa préservation https://boissieres30.fr/inventaire/

– l’inventaire de la faune et de la flore https://boissieres30.fr/inventaire/

– la publication d’un guide de recommandations architecturales, disponible à la mairie de Boissières    https://mon-partage.fr/f/EgNE4nTX/

Depuis septembre 2017, l’ASPB participe aux Journées européennes du patrimoine.

L’ASBP a aussi publié en février 2019 un petit livre Recettes de la poule de Boissières et ses copines.

Il est en vente au prix de 10€, à la boutique au 49 rue Basse, par téléphone au 06 20 37 00 46, ou par mail à aspboissieres@orange.fr

L’intégralité des ventes permettra à l’ASPB la poursuite de ses réalisations avec la création d’une table de lecture du paysage et d’une frise chronologique.

L’ASPB propose aussi des visites guidées et gratuites du village, pour les groupes ou les particuliers, sur simple demande.

Pour nous contacter : aspboissieres@orange.fr 

  06 20 37 00 46.

Découverte de Boissières

 

Visite de Boissières

Le village de Boissières, d’une superficie de 330 hectares, est implanté sur le rebord d’une colline couverte de buis qui lui a donné son nom : villa buxarias.

Les habitants sont surnommés Li soupa san lun. En effet, avant que le soleil ne disparaisse derrière la colline des trois moulins au-dessus de Calvisson, ses rayons illuminent le village et permettent ainsi aux habitants de prendre leur souper sans lumière. Ce n’est pas par économie de bouts de chandelle que nous vient ce surnom, car « vaù miel soupa san lun que san pan » (il vaut mieux souper sans lune que sans pain).

  • Le circuit dans le centre ancien vous permet de découvrir l’histoire de Boissières au travers de 19 panneaux informatifs.
  • Le sentier découverte de 250 m sous les remparts du château se fait en suivant les flèches vertes.
  • Le sentier découverte de 4500 m conviendra aux amateurs de plus longues promenades, qui suivront les flèches rouges.

Les départs de ces 3 circuits se trouvent place de la Mairie.

En cliquant sur les différents mots écrits en bleu de cette page, vous accèderez à des ressources et informations qui vous permettront d’apprécier davantage notre village pittoresque dont la vue castrale est inchangée depuis des siècles : en venant de Nîmes, vous pouvez admirer le village sous son aspect ancien, avec en arrière-plan le château. Aucune construction neuve ou disgracieuse ne perturbe ce point de vue.

 

Nous vous souhaitons une très bonne visite.

Organisation de la Participation Citoyenne

LE DISPOSITIF DE PARTICIPATION CITOYENNE

Le 14 octobre 2015 dans la salle polyvalente de Boissières, la séance officielle de signature du protocole d’adhésion de la commune au dispositif de « Participation Citoyenne » s’est déroulée, entre la Préfecture représentée par Monsieur Carl Accettone, Sous-préfet, Directeur de Cabinet du Préfet du Gard et la Mairie de Boissières représentée par Monsieur le Maire Marc Foucon, en présence de la Gendarmerie Nationale représentée par le Colonel Régis Guilbaud officier adjoint au groupement de gendarmerie du Gard et la Lieutenante Sophie Sushi commandant le groupement de brigades de gendarmerie de Calvisson et de Sommières. Cette signature a officialisé l’adhésion de notre commune au dispositif de « Participation Citoyenne ».

Qu’est-ce que la Participation Citoyenne ?

Son cadre juridique :     – le Code général des collectivités locales Art L 2211-1,

                                                   – l’Instruction ministérielle du 22 juin 2011.

Son objectif : associer les habitants à la protection de leur environnement                                        dans une participation citoyenne

Ses limites :   renseigner les forces de sécurité sur des faits et NON sur des                                      personnes, observer et NON surveiller ou patrouiller.

Son fonctionnement : des référents volontaires et agréés par la Préfecture (enquête de moralité) sont en relation avec la Gendarmerie et le Maire pour tout ce qui touche à des agissements, des faits ou des véhicules suspects. Ils sont aussi le relais entre la Gendarmerie et la population pour diffuser des conseils préventifs. 

La Participation Citoyenne à la mode boissièroise :

le village a été découpé en six secteurs :

  • secteur 1 : chemin des Castanets, rue de la Vaunage
  • secteur 2 : centre ancien
  • secteur 3 : route de Nages, quartier La Margue
  • secteur 4 : chemin du Cougoul
  • secteur 5 : chemins des Claux et du Vialat
  • secteur 6 : chemins de Chastre et de Vauvert
  • Pour chacun de ces secteurs, des référents ont été agréés suite à leur volontariat lors de la séance publique du 27 mai 2016. Ces référents sont les relais entre la population et la Gendarmerie. Ils se font connaître des habitants de leur secteur en qualité de référents. Cela permet à tous de resserrer les liens sociaux et l’entraide nécessaires à la vie quotidienne de notre communauté.

Coordonnateur des référents : Philippe Deschamps

Secteur 1/6     Chemin des  Castanets               –  Rue de  la vaunage
Delamarre  Karine  49 chemin des castanets 0675516528 delamarre.karine@laposte.net
Deschamps Philippe 35 chemin des castanets 0681146290 philippe.georges.53@gmail.com
Marot Didier 70 rue de la Vaunage 0626632859 marotdi@wanadoo.fr
Aigon  Marcel 230 chemin des castanets  0649657343 marcel.aigon@orange.fr
Secteur 2/6 Centre ancien
Dumon Jean-Pierre  135 rue Haute 0618030892 ralph.dumon@iadfrance.fr
Gondeau Julien 71 rue haute 0681799731 boubbamax@gmail.com
Travier  Jean-Paul 2 place de la mairie 0614760899 jeanpaultravier@sfr.fr
Secteur 3/6 Route de  Nages- La Margue
Foucon  Marc 4 route de Nages 0645816143 marcfoucon@orange.fr
Secteur 4/6 Chemin du  Cougoul
Coste  JLouis 196 chemin de Cougoul 0645816143 coste.jean-louis@orange.fr
Michel Marcel 272 chemin de Cougoul marcelmichel@wanadoo.fr
Pascal Jean-Pierre  283/2chemin du Cougoul 0611810260 jean-pierre.pascal3@orange.fr
Jolivet  Bernard 400 chemin du Cougoul 0609786619 bjmjolivet@gmail.com
Secteur 5/6 Chemin des  Claux et      chemin du Vialat
Borg  Christian 117 chemin du Vialat chri.borg@wanadoo.fr
Calatayud JLouis 23 chemin du vialat 0674646982 jl.calatayud@orange.fr
Lopez Odette 281 chemin du Vialat
Secteur 6/6 Chemin de  Chastres                Chemin de  Vauvert
Arnoult Christiane 164 route de Uchaud 0619907908 christianearnould@hotmail.fr
Biegun jean-Max 150 chemin de Vauvert 0695326593 jmbiegun@sfr.fr
Dalbart Thierry 94 chemin de Vauvert 0674630110 tdalbart@gmail.co

Actions concrètes            Nous savons tous que de temps en temps, des gens de passage font des repérages à pied ou en voiture qui peuvent aboutir à des actions illicites. Si ces mouvements paraissent suspects, il est du devoir de chaque citoyen d’en informer en premier lieu son référent qui pourra avoir déjà des informations sur ces mouvements puis « l’Info Rapide Mairie » qui continuera de fonctionner en parallèle.

 NB : la gendarmerie n’est à prévenir directement qu’en cas de flagrant délit. Dans tous les autres cas passer par un référent et par l’Info Rapide Mairie

            Les référents agissent par des actes élémentaires de renforcement des contacts entre les habitants comme la prévention : surveillance des habitations en l’absence des occupants, ramassage du courrier, signalement aux forces de l’ordre des faits d’incivilité, de démarchages suspects, ……….etc.

La PARTICIPATION CITOYENNE est la PARTICIPATION DE TOUS ET DE CHACUN à la protection de notre environnement social et à la tranquillité de nos proches qu’ils soient nos voisins, nos amis ou membres de notre famille.

Cette démarche n’est pas l’apanage de la France :  le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont mis en place depuis longtemps ce type de dispositif d’entraide des citoyens.

Des panneaux d’informations aux entrées du village signalent l’adhésion à ce dispositif

AGASS

Association Gardoise d’Assistance

aux Sinistrés des Sècheresses
Mairie de Calvisson, Grand Rue, 30420 CALVISSON
Email : agass30420@gmail.com      Téléphone : 06 78 69 90 43

            AGASS CATNAT 2017/2018

              Madame, Monsieur.

Nous sommes bien conscients que tous les adhérents n’en sont pas au même point dans leur dossier (l’éventail est large entre « en être au début » ou « en passe de voir ses travaux réalisés »), et que vous n’êtes pas tous concernés par la sécheresse de 2017. Néanmoins, il est très important que vous nous teniez au courant de l’avancée de votre dossier. Pour avoir une issue favorable, vous ne devez surtout pas vous décourager mais plutôt être persévérant  vis-à-vis de l’Administration et des assurances.

La plupart d’entre nous sont encore en attente d’un verdict de leur assureur suite au rapport de leur expert. Quelques-uns attendent encore le passage de cet expert d’assurance.

Le retard dans les réponses s’est prolongé puisque certaines compagnies d’assurance demandent parfois une deuxième expertise pour les dossiers les plus conséquents (ou engendrant des travaux plus importants).

A noter qu’il n’y a aucune obligation de délai pour la remise des rapports et les réponses des assurances.

Rappel : Pour ceux, malheureusement, dont le dossier a été refusé par leur assureur estimant que l’élément prédominant des dégâts n’a aucun lien avec les dommages de l’habitation, il est possible de contester cette décision (seul ou avec un expert d’assuré qui l’assistera dans cette démarche). Contactez la Présidente, Daniela RODIER, pour de plus amples informations par e-mail ou téléphoniquement : agass30420@gmail.com  portable  06 78 69 90 43.

Pour agir plus efficacement, AGASS  vous demande de l’informer impérativement de l’évolution  de votre  dossier.

Pour les malchanceux dont le dossier n’a pas été pris en compte, le combat continue ! Vous pouvez renouveler votre déclaration en mairie pour l’année 2018 dès maintenant. Comme l’année précédente, l’association met un modèle type à votre disposition sur demande.

Une seule recommandation : Attendre un arrêté ministériel pour prévenir votre assureur.

Pour bénéficier de l’assistance d’AGASS dans vos démarches,

N’oubliez pas de renouveler dès à présent la cotisation fixée toujours à 10€ 

La Présidente, et les membres du Bureau, vous présentent leurs meilleurs vœux pour l’année 2019

Daniela RODIER

Inventaire

Vous trouverez ci-dessous l’inventaire architectural,   faune et  flore de Boissières

I. Note d’intérêt patrimonial

II. Cartographie

III. Patrimoine architectural

IV. Patrimoine monumental

V. Patrimoine archéologique

VI. Patrimoine naturel

VII. Annexes

Lien https://drive.google.com/file/d/1IwxaXVQkckH5a-y392uggnl4W2je_VZ2/view

L’inventaire est également disponible au format papier à la mairie, à l’école, et à la bibliothèque.

Les Etriers de Boissières

Ouvert depuis le 1er mai, le pôle équestre,  Les étriers de Boissières, organisera le 24 juin une journée Portes Ouvertes.

Simon Benammi, le propriétaire de cet espace dédié au cheval, vous fera découvrir toutes les infrastructures assurant un confort haut de gamme à tous ses pensionnaires.

Ce complexe, comprenant  quatorze stalles très lumineuses en intérieur, vingt paddocks extérieurs avec abris, un rond de longe etune carrière de 80 X 40 mètres, peut accueillir une trentaine de chevaux. Le sol des stalles et des paddocks est recouvert de plaques de caoutchouc  pour le bien-être des locataires. Tout ici est pensé en termes d’agrément pour les chevaux. L’ensemble des bâtiments est alimenté en électricité photovoltaïque et par un forage pour l’eau.

C’est sa passion pour les chevaux qui a guidé Simon Benammi depuis l’enfance. C’est un cavalier émérite titulaire du niveau galop 7 mais aussi un expert en comptabilité. Une entreprise comme celle-ci se construit par passion, mais doit se gérer économiquement.

Le lieu d’implantation a été minutieusement choisi dans un cadre magnifique pour allier élevage, dressage et jumping pour les chevaux mais aussi la détente pour les cavaliers.  Un grand choix de chemins en garrigue autorise des chevauchées au calme. La situation géographique entre Nîmes et Montpellier qui sont des centres importants de concours équestres permet de s’adresser à un nombre important de propriétaires compétiteurs.

Ici les chevaux sont préparés aux concours de sauts d’obstacles et au dressage par les deux coachs professionnels Emilie Fronton pour le dressage et Quentin Bazile pour le jumping. L’entraînement se déroule sous forme de stages ou de cours suivant les besoins des chevaux et des cavaliers.

Une autre facette de l’activité de Simon Benammi, est l’éducation de chevaux âgés de 3 à 4 ans pour les préparer aux concours et les vendre au bout d’un an à des cavaliers demandeurs de jeunes chevaux.

On peut  comparer Les étriers de Boissières à un campus  universitaire avec son équipe pédagogique Simon, Emilie et Quentin et ses étudiants en master : les chevaux qui suivent leurs cours dans un cadre magnifique adapté aux plus hautes exigences.

Il ne reste plus qu’à leur souhaiter que les coupes et les récompenses dans les concours viennent couronner de succès la création des Etriers de Boissières.

Contact mail : lesetriers@gmail.com  / Tel : 06.11.72.12.85

CD107 chemin des Bourallières 30114 Boissières

Les Obligations Légales de Débroussaillement

Lundi 04 juin à 18 h 00, une quarantaine de boissièrois se sont retrouvés dans la salle polyvalente de la mairie. Ils avaient été invités à participer à la réunion organisée par la Direction Départe

mentale des Territoires et de la Mer (DDTM ex DDT). En fait tous les boissièrois dont les propriétés bâties jouxtent le massif forestier avaient été conviés. Ce qui représente environ quatre-vingt propriétaires.

Le thème de cette réunion était globalement la protection contre les incendies et plus particulièrement le débroussaillement. En plus des représentants de la DDTM, étaient présents deux représentants du SDIS (pompiers), un de l’ONF et le secrétaire général de la préfecture. Notre commune ayant l’avantage d’avoir été choisie comme témoin dans la campagne de lutte contre les incendies organisée dans le Gard.

Après quelques diaporamas et vidéo impressionnantes sur des interventions des pompiers sur des incendies, la réglementation en matière d’Obligations Légales de Débrouillement a été expliquée. En gros, chaque propriétaire d’une maison est responsable de la protection de son bien. Il est astreint à débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour de son habitation, que les 50 mètres lui appartiennent ou pas. Un propriétaire de foncier non bâti n’est pas astreint à cette action sur son terrain.

Une fois ce principe accepté, des questions ont permis d’éclaircir quelques points particuliers. Puis, tout le monde s’est séparé à 20 h 00 en se retroussant moralement les manches car pour certains, les travaux vont être conséquents.

Le 49

Une galerie d’art à Boissières !

 

On n’est jamais à l’abri d’une surprise.

Le cabinet de curiosités « Le 49 » a mué pour devenir

49 Galerie

Peintures – Sculptures

Gaëtan Moreau, toujours à la barre, expose des artistes régionaux en relation avec d’autres galeries. Les tableaux et sculptures exposés sont d’inspirations variées et permettent aux visiteurs de trouver de quoi satisfaire leur curiosité. Les prix tout à fait abordables facilitent des coups de coeur pour les collectionneurs.

Les visites se font sur rendez-vous au 06.16.45.57.17 ou gaetan@gaetanmoreau.com

 

 

 

 

préparatifs

 

Journées Médiévales de Boissières

Pour revoir la journée du 01 mai 2016, cliquez sur le lien :

comme promis, les médiévales reviennent

les 02 et 03 juin 2018.

 

Pour préparer ce grand évènement, la Compagnie Batifoll a besoin de vous pour divers ateliers :

Avant la Fête

Débroussaillage : pour aménager le camp des diverses compagnies présentes.

Fabrication de panneaux informatifs : pour la publicité dans les villes et villages alentour

Ateliers couture : costumes moyenâgeux et décoration du village (drapeaux, oriflamme, banderoles, etc …..)

Tractage et affichage : pose des affiches dans les  villages alentours (pas de date précise) et distributions de tracts lors des évènements autour de Boissières les semaines précédant la fête (vide greniers, marchés…)

Recherche de sponsors : aide à la recherche de partenariats financiers pour nous aider à offrir au village une magnifique fête.

pendant la fête :

Décoration : installation des éléments de décoration dans les rues du village, toiles de jute sur les panneaux et les poubelles, étendards…. + rangement le dimanche soir

Taverne : aide à la préparation des repas vendus au public

Logistique : ravitaillement des troupes et artisans, maintien de la propreté du village

Manutention : installation bancs, tables, chaises, balles de paille, transport bouteilles d’eau… + rangement

pour vous proposer comme bénévole

Mail : medievale.boissieres@gmail.com                 Téléphone : 06.26.25.89.62     (Aurélie Coste)

Site  internet :  :http://medievaleboissieres.wixsite.com/medievale-boissieres 

Facebook   http://fr-fr.facebook.com/medievale.boissieres30/

– 24 et 25 Février de 10h-12h et de 13h-18h à la salle polyvalente de Boissières  Atelier couture (costumes perso, à louer et déco)

– Dimanche 18 Mars à 14h au 196 chemin du Cougoul :
Atelier panneaux : Peinture (et feutre) réalisation des panneaux en bois (disposés à l’intérieur du village) et de ceux en carton (disposés aux abords des routes autour de Boissières)

– 24 et 25 Mars de 10h-12h et de 13h-18h à la salle polyvalente de Boissières :
Fabrication des décorations : peinture, couture, assemblage…

– 28 et 29 Avril de 10h à 18h à l’ancien terrain des abricotiers (lieu des campements) :
Débroussaillage, outils et mains gantées bienvenues

Que vous soyez là un petit ou un grand moment pour nous aider, merci à tous de votre implication pour faire vivre ce bel événement.

Eglise-Temple

L’EGLISE SAINTE SYRICE ET SAINTE JULITTE

En 1156, une bulle du pape Adrien VI mentionne la présence des églises Saint Sirice et Sainte Julitte unies à la mense capitulaire de Nîmes pour la valeur de 1400 Livres. Le premier ecclésiastique connu en 1395 se dénommait Guillaume d’Aussac, et il était chanoine prieur. En juin 1587, le Chapitre de Nîmes somme le Sieur Falhol, fondeur, de couler deux cloches de 12 et 3 quintaux pour l’église.

Le bâtiment religieux était accolé à une maison presbytérale. Ces deux édifices étaient en ruine au début du XVIIème siècle. Malgré les requêtes et condamnations du Chapitre de Nîmes, le cimetière ne fut pas cédé et les réparations ne furent pas entreprises. Mais sur les pressions du puissant Chapitre de Nîmes, les consuls et les habitants sont contraints de reconstruire une maison pour l’exercice du culte catholique ainsi qu’un logement pour le curé. Après plus de six décennies et malgré un ultimatum de six mois délivré par un arrêt de la Cour des Grands Jours (réunie à Nîmes le 29/01/1667), les habitants refusaient toujours de reconstruire l’église.

En 1674, l’évêque Séguier observe qu’il n’y a pas d’église et que le culte se tient dans une maison louée. Il précise qu’un cimetière se trouvait sur la place du village « joignant les masures de l’ancienne église ». Un décompte des fidèles ne recense alors que huit communiants. L’ancienne église romane, détruite en 1966

En 1686, le vicaire général de Laugnac ordonne des travaux de remise en état. L’église a un clocher sur le pignon du mur d’entrée avec sa clocher, un confessionnal, une chaire à prêcher, ainsi que de fonds baptismaux. Le cimetière est fermé par la même occasion. En 1690, la paroisse compte désormais 80 communiants, du fait des conversions forcées. Une vingtaine d’enfants sont dénombrés. Quatre ans plus tard, l’évêque Fléchier est reçu en grandes pompes par le seigneur de Saint Cosme ainsi que les notables du village. Ils notent l’absence de presbytère, mais précisent que l’église est munie d’un clocher sur le pignon du mur d’entrée.

Le village pouvait compter sur deux sages-femmes et un maître d’école. Un bureau de charité doit être remis en fonction. Il disposait à l’origine d’une rente annuelle de 124 livres léguée par Saint Cosme et d’une salmée de blé « mescle » (mélangé) donné par le Chapitre. À ce moment-là, les conversions forcées portèrent le nombre de communiants à 130.

Incendiée lors de la guerre des Camisards, l’église sera restituée aux protestants après la Révolution. Le clocher date de 1816 et la cloche armoriée du XVIIème siècle. Elle a été démolie en 1966.

Actes pastoraux:

En se référant aux archives de la paroisse de l’Eglise Réformée de France de Calvisson-Boissières-Nages et Solorgues, le temple n’a plus été utilisé depuis le début de l’année 1952.

En ce qui concerne les derniers actes pastoraux célébrés dans le temple de Boissières avant sa désaffectation en 1954, puis sa démolition en 1966, le dernier baptême date de mai 1951, le dernier mariage y eut lieu en décembre 1951 et le dernier décès en juillet 1951.