préparatifs

 

Journées Médiévales de Boissières

Pour revoir la journée du 01 mai 2016, cliquez sur le lien :

comme promis, les médiévales reviennent

les 02 et 03 juin 2018.

 

Pour préparer ce grand évènement, la Compagnie Batifoll a besoin de vous pour divers ateliers :

Avant la Fête

Débroussaillage : pour aménager le camp des diverses compagnies présentes.

Fabrication de panneaux informatifs : pour la publicité dans les villes et villages alentour

Ateliers couture : costumes moyenâgeux et décoration du village (drapeaux, oriflamme, banderoles, etc …..)

Tractage et affichage : pose des affiches dans les  villages alentours (pas de date précise) et distributions de tracts lors des évènements autour de Boissières les semaines précédant la fête (vide greniers, marchés…)

Recherche de sponsors : aide à la recherche de partenariats financiers pour nous aider à offrir au village une magnifique fête.

pendant la fête :

Décoration : installation des éléments de décoration dans les rues du village, toiles de jute sur les panneaux et les poubelles, étendards…. + rangement le dimanche soir

Taverne : aide à la préparation des repas vendus au public

Logistique : ravitaillement des troupes et artisans, maintien de la propreté du village

Manutention : installation bancs, tables, chaises, balles de paille, transport bouteilles d’eau… + rangement

pour vous proposer comme bénévole

Mail : medievale.boissieres@gmail.com                 Téléphone : 06.26.25.89.62     (Aurélie Coste)

Site  internet :  :http://medievaleboissieres.wixsite.com/medievale-boissieres 

Facebook   http://fr-fr.facebook.com/medievale.boissieres30/

– 24 et 25 Février de 10h-12h et de 13h-18h à la salle polyvalente de Boissières  Atelier couture (costumes perso, à louer et déco)

– Dimanche 18 Mars à 14h au 196 chemin du Cougoul :
Atelier panneaux : Peinture (et feutre) réalisation des panneaux en bois (disposés à l’intérieur du village) et de ceux en carton (disposés aux abords des routes autour de Boissières)

– 24 et 25 Mars de 10h-12h et de 13h-18h à la salle polyvalente de Boissières :
Fabrication des décorations : peinture, couture, assemblage…

– 28 et 29 Avril de 10h à 18h à l’ancien terrain des abricotiers (lieu des campements) :
Débroussaillage, outils et mains gantées bienvenues

Que vous soyez là un petit ou un grand moment pour nous aider, merci à tous de votre implication pour faire vivre ce bel événement.

Les puits

La Pompe de Bizac

Les aquarelles présentées dans ce musée sont reproduites avec l’aimable autorisation des éditions Alter Anagia alteranagia@vaunage.net

Cet édicule, construit près du Rhôny, et qui doit son nom à sa situation en limite de Bizac, servit à l’alimentation du village de Boissières. Il illustre parfaitement le problème de l’eau pour certaines communes de la Vaunage.

En effet, privée de nappe phréatique, notre plaine n’est alimentée que par de rares filons d’eau, plus ou moins pérennes. Et certains villages ont connu de grandes difficultés d’approvisionnement, jusqu’en 1938, où, un forage implanté chez nos voisins de la plaine du Vistre, amena l’eau en abondance.

En moins de cent ans, la commune de Boissières réalisa trois forages. La pompe de Bizac fut installée en 1868 à la suite du second forage effectué. La convoitise qu’elle excita chez ses voisins fut telle que le garde champêtre dut exercer une surveillance de nuit, en périodes de sécheresse.

Le Griffe

Ce griffe, installé sur l’emplacement d’un ancien four à pain, est la réplique du griffon dont la photo se trouve sur la tour de l’horloge.

C’était le lieu de rencontre à des moments bien marqués de la journée. D’abord, les femmes, pour les nécessités du ménage, puis les hommes accompagnant leurs bêtes de trait à l’abreuvoir.

Quant aux ovins, ils étaient relégués à la périphérie de l’agglomération, par manque de place et par souci d’hygiène.

En 1965, le conseil municipal décide la démolition du griffon qui n’avait plus aucune utilité publique. Cela permettrait aux vendeurs ambulants d’y stationner et de laisser libre la circulation dans le village.

Sur la place de l’Horloge, derrière la porte métallique sur laquelle est inscrite la date 1891, se trouve un autre puits, maintenant comblé.

L’eau était pompée à l’aide d’une manivelle et sortait par l’orifice situé sur le côté droit. Cette eau devait être filtrée avant consommation, à cause des sangsues.

C’était le lieu de rencontre à des moments bien marqués de la journée. D’abord, les femmes, pour les nécessités du ménage, puis les hommes accompagnant leurs bêtes de trait à l’abreuvoir.

Pont du Gard

pont-du-gard

Pour tout savoir sur les activités autour du Pont du Gard :

contact@pontdugard.fr

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez quelques renseignements pour vous rendre au Pont du Gard. Les modalités d’accès gratuit sont en cours d’évolution, le site officiel n’est pas à jour. Munissez-vous d’un justificatif de domicile de moins de trois mois et d’une pièce d’identité pour chaque visiteur.

site

N’hésitez pas http://www.pontdugard.fr/fr/la-cart…

<retour|><code>

 

Eglise-Temple

L’EGLISE SAINTE SYRICE ET SAINTE JULITTE

En 1156, une bulle du pape Adrien VI mentionne la présence des églises Saint Sirice et Sainte Julitte unies à la mense capitulaire de Nîmes pour la valeur de 1400 Livres. Le premier ecclésiastique connu en 1395 se dénommait Guillaume d’Aussac, et il était chanoine prieur. En juin 1587, le Chapitre de Nîmes somme le Sieur Falhol, fondeur, de couler deux cloches de 12 et 3 quintaux pour l’église.

Le bâtiment religieux était accolé à une maison presbytérale. Ces deux édifices étaient en ruine au début du XVIIème siècle. Malgré les requêtes et condamnations du Chapitre de Nîmes, le cimetière ne fut pas cédé et les réparations ne furent pas entreprises. Mais sur les pressions du puissant Chapitre de Nîmes, les consuls et les habitants sont contraints de reconstruire une maison pour l’exercice du culte catholique ainsi qu’un logement pour le curé. Après plus de six décennies et malgré un ultimatum de six mois délivré par un arrêt de la Cour des Grands Jours (réunie à Nîmes le 29/01/1667), les habitants refusaient toujours de reconstruire l’église.

En 1674, l’évêque Séguier observe qu’il n’y a pas d’église et que le culte se tient dans une maison louée. Il précise qu’un cimetière se trouvait sur la place du village « joignant les masures de l’ancienne église ». Un décompte des fidèles ne recense alors que huit communiants. L’ancienne église romane, détruite en 1966

En 1686, le vicaire général de Laugnac ordonne des travaux de remise en état. L’église a un clocher sur le pignon du mur d’entrée avec sa clocher, un confessionnal, une chaire à prêcher, ainsi que de fonds baptismaux. Le cimetière est fermé par la même occasion. En 1690, la paroisse compte désormais 80 communiants, du fait des conversions forcées. Une vingtaine d’enfants sont dénombrés. Quatre ans plus tard, l’évêque Fléchier est reçu en grandes pompes par le seigneur de Saint Cosme ainsi que les notables du village. Ils notent l’absence de presbytère, mais précisent que l’église est munie d’un clocher sur le pignon du mur d’entrée.

Le village pouvait compter sur deux sages-femmes et un maître d’école. Un bureau de charité doit être remis en fonction. Il disposait à l’origine d’une rente annuelle de 124 livres léguée par Saint Cosme et d’une salmée de blé « mescle » (mélangé) donné par le Chapitre. À ce moment-là, les conversions forcées portèrent le nombre de communiants à 130.

Incendiée lors de la guerre des Camisards, l’église sera restituée aux protestants après la Révolution. Le clocher date de 1816 et la cloche armoriée du XVIIème siècle. Elle a été démolie en 1966.

Actes pastoraux:

En se référant aux archives de la paroisse de l’Eglise Réformée de France de Calvisson-Boissières-Nages et Solorgues, le temple n’a plus été utilisé depuis le début de l’année 1952.

En ce qui concerne les derniers actes pastoraux célébrés dans le temple de Boissières avant sa désaffectation en 1954, puis sa démolition en 1966, le dernier baptême date de mai 1951, le dernier mariage y eut lieu en décembre 1951 et le dernier décès en juillet 1951.

Nouveaux arrivants

Traditionnellement, l’année nouvelle commence, à Boissières, par l’accueil des nouveaux arrivants. 

Cette fois, cette réunion s’est déroulée le 26 janvier devant une petite dizaine (sur une quinzaine) de  néo-boissièrois(es) très motivés.

 

La présentation du village ayant été faite par le maire, les membres présents du conseil municipal se sont présentés et ont décliné leurs fonctions. Puis est venu le tour des associations présentes ou pas (Batifoll, Taekwondo, Foot, ASPB, Boissiérades, Bibliothèque).

Après quelques questions sur la vie du village, les nouveaux habitants et les plus anciens ont partagé un pot convivial durant lequel des liens plus individualisés ont commencé à se tisser.

Bienvenue chez les Boissiérois.

Le château

Le château de Boissières

Le docteur Marignan composa un poème en langue régionale sur le château au début du XXe siècle :

 

Alor, tout emb’ un cop, sus la n’auta terrassa

Dòu Castel dount au ciel mountavon li crenèu,

E que resplendissié, pus superbe e pus bèu,

Una vouès s’ausigné :

Puple de oua raça !

Galés, Rouman, Francès, vinceires e vincu,

Grand e pichot, venès, venès touti reveire

Lou palais dis ancian, lou fougau di viel reire

E la Terra ount’ avès viscu !

Dounas de Cour d’Amour, Paladin di Crousada,

Martir de vosta Fé, Camisard, Uganaud,

Ièu vous ai rebasti lou Castel peiroulau

Intras, la porta es alandada !

Alors, tout à coup du haut de la terrasse

du château dont les créneaux se dressaient vers le ciel

Et qui rayonnait magnifique et plus beau,

Une voix se fit entendre :

peuples de toutes races !

Gaulois, Romains, Français, vainqueurs et vaincus,

Grands et petits, venez, venez tous revoir

Le Palais des anciens, le Foyer des aïeux

Et la terre où vous avez veçu !

Donnez des Cours d’Amour, Chevaliers des Croisades,

Martyrs de votre Foi, Camisards, Huguenots,

Moi, je vous reconstruit le château familial.

Entrez, la porte est grande ouverte !

 

Le château de Boissières est aussi la toile de fond du roman d’Anna Rey, La Belle Huguenotte :

Depuis son mariage avec le baron Gaspard de Calvière, seigneur de Saint-Cosme, Françoise de Calvière vit au château de Boissières, dans la garrigue des environs de Nîmes.

C’est le début du XVIIIe siècle, la guerre des Camisards, qui fait rage dans les Cévennes, s’est étendue au Languedoc. Pour son mari, courtisan et renégat, madame de Calvière a perdu toute affection. Par défi, par conviction, elle ouvre ses portes aux protestants révoltés réfugiés derrière les étangs salés de la Camargue. Et elle s’éprend de leur chef, Abdias Maurel, guerrier mystique et flamboyant cavalier.

Bientôt, dans tout le pays, elle est surnommée la Belle Huguenote.

Quand le baron de Calvière entreprend de conduire lui-même les dragonnades et traque sans merci ses anciens coreligionnaires, Abdias Maurel l’assassine de ses propres mains. Peu à peu, au nom du dieu jaloux de l’Ancien Testament, le chef rebelle sombre dans la folie meurtrière qui embrase la région. Et il s’éloigne de madame de Calvière.

Désespérée, la Belle quitte son château, possédée par une idée : restaurer Abdias dans sa foi et dans son amour…

 

Le bâtiment :

 

L’entrée actuelle se fait par un haut portail surmonté d’une stèle portant la date 1022, utilisée en remploi. On accède à la demeure par la cour d’entrée, bordée de bâtiments de service.

L’édifice est une maison forte d’aspect féodal et d’apparence austère, sans cour interne. Les courtines (muraille qui relie deux tours) et les tours ont une épaisseur de 1,50 m et sont bâties en appareil calcaire isodome (toutes les pierres ont même hauteur et même longueur) régulier bloqué au mortier. Il reste des bases de mâchicoulis sur l’une des tours, ainsi que l’alignement des trous de boulins (pièce d’échafaudage en bois, horizontale, engagée dans la maçonnerie par une ouverture nommée trou de boulin) supportant les hourds. Les bases d’une bretèche défendant une porte d’entrée sont visibles sur la façade nord.

 

Un hourd est un chemin en bois surplombant la muraille avec des ouvertures au sol, qui permettent de jeter des projectiles sur l’ennemi en contrebas. Un mâchicoulis est une ouverture en pierre dans le sol du chemin de ronde qui permet de jeter des projectiles sur l’ennemi en contrebas. Une bretèche est une construction avancée dans un mur. Elle permet de lancer des projectiles.

La bretèche protège une porte.

 

Les traces d’une deuxième bretèche sont visibles sur la façade sud, défendant l’actuelle porte d’entrée. Les créneaux de la tour carrée sont du début du XXe siècle. Le corps de logis est composé d’un rez-de-chaussée où l’on accède par la façade nord et d’un étage, comportant des salons, salle à manger et chambres des maîtres des lieux. Le hall d’entrée voûté est l’ancienne Salle des Gardes. Sur l’une des portes l’on peut lire, gravé dans la pierre : « Fuy proces e quereles » (éviter querelles et procès). Cette phrase fait-elle allusion au très long procès que les villageois intentèrent à Nicolas de Calvière et qui les ruina ? Ils reprochaient au seigneur de Calvière de leur avoir volé leurs terres pour y construire son château.

Cette porte donne accès à une grande salle voûtée d’ogives, où le seigneur rendait la justice. Une prestigieuse cheminée monumentale prend place au fond de la pièce, la hotte porte deux plaques de marbre ornées d’un Décalogue que fit graver Nicolas de Calvière. Les Tables de la Loi sont représentées en vieux français et en abrégé. Parmi les quatorze pièces du château on doit mentionner la Chambre du Roi, où, selon la légende, aurait couché Saint Louis avant de s’embarquer pour les Croisades. Par le hall d’entrée, on descend à la fumerie d’opium, pièce constituée en 1905 par M. Audemard qui y déposa toute une collection d’objets chinois.

Une immense terrasse couvre le premier étage et permet d’accéder aux différentes tours et défenses des courtines. Les fenêtres des courtines sont postérieures à la construction du château. Les tours disposent de fenêtres d’aération, qui ne sont pas des meurtrières. La façade sud est munie de deux fenêtres à croisée ainsi qu’une porte de style Renaissance surmontée d’un fronton triangulaire coupé, dans lequel prend place le blason des Calvière, apposé par l’ancienne propriétaire.

Au nord de la façade du corps de logis se trouve une grande terrasse soutenue par un puissant mur. Tandis que des jardins en terrasse s’échelonnent vers l’est, on peut noter la présence d’une glacière transformée en tombeau et d’un moulin à vent dont la présence est antérieure au XVIIe siècle. Maurice Aliger mentionne la présence dans la salle basse du donjon d’un four à pain ainsi que de grandes cuves en calcaire coquillier destinées à conserver les grains et la farine.