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Histoire

L’EGLISE SAINTE SYRICE ET SAINTE JULITTE

En 1156, une bulle du pape Adrien VI mentionne la présence des églises Saint Sirice et Sainte Julitte unies à la mense capitulaire de Nîmes pour la valeur de 1400 Livres. Le premier ecclésiastique connu en 1395 se dénommait Guillaume d’Aussac, et il était chanoine prieur. En juin 1587, le Chapitre de Nîmes somme le Sieur Falhol, fondeur, de couler deux cloches de 12 et 3 quintaux pour l’église.

Le bâtiment religieux était accolé à une maison presbytérale. Ces deux édifices étaient en ruine au début du XVIIème siècle. Malgré les requêtes et condamnations du Chapitre de Nîmes, le cimetière ne fut pas cédé et les réparations ne furent pas entreprises. Mais sur les pressions du puissant Chapitre de Nîmes, les consuls et les habitants sont contraints de reconstruire une maison pour l’exercice du culte catholique ainsi qu’un logement pour le curé. Après plus de six décennies et malgré un ultimatum de six mois délivré par un arrêt de la Cour des Grands Jours (réunie à Nîmes le 29/01/1667), les habitants refusaient toujours de reconstruire l’église.

En 1674, l’évêque Séguier observe qu’il n’y a pas d’église et que le culte se tient dans une maison louée. Il précise qu’un cimetière se trouvait sur la place du village « joignant les masures de l’ancienne église ». Un décompte des fidèles ne recense alors que huit communiants. L’ancienne église romane, détruite en 1966

En 1686, le vicaire général de Laugnac ordonne des travaux de remise en état. L’église a un clocher sur le pignon du mur d’entrée avec sa clocher, un confessionnal, une chaire à prêcher, ainsi que de fonds baptismaux. Le cimetière est fermé par la même occasion. En 1690, la paroisse compte désormais 80 communiants, du fait des conversions forcées. Une vingtaine d’enfants sont dénombrés. Quatre ans plus tard, l’évêque Fléchier est reçu en grandes pompes par le seigneur de Saint Cosme ainsi que les notables du village. Ils notent l’absence de presbytère, mais précisent que l’église est munie d’un clocher sur le pignon du mur d’entrée.

Le village pouvait compter sur deux sages femmes et un maître d’école. Un bureau de charité doit être remis en fonction. Il disposait à l’origine d’une rente annuelle de 124 livres léguée par Saint Cosme et d’une salmée de blé « mescle » (mélangé) donné par le Chapitre. À ce moment là, les conversions forcées portèrent le nombre de communiants à 130.

Incendiée lors de la guerre des camisards, l’église sera restituée aux protestants après la Révolution. Le clocher date de 1816 et la cloche armoriée du XVIIème siècle. Elle a été démolie en 1966.

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