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Curiosités et monuments

Curiosités et monuments

Cette rubrique ainsi que celles traitant de l’histoire de notre village ont été réalisés à partir des travaux de Mme Elisabeth de Florian

LE CHATEAU DE BOISSIERES

Le château est mentionné pour la première fois en 1577, dans un acte de vente passé entre le précédent propriétaire le baron de Boucoiran Jacques de Bozène, et son successeur, le seigneur de Saint Côme Nicolas de Calvières. Le château est composé d’un quadrilatère flanqué de trois tours d’angle circulaires à empattement et d’une tour carrée au nord ouest, ressemblant à une sorte de donjon. L’entrée actuelle se fait par un haut portail surmonté d’une stèle portant la date 1022, utilisée en remploi. On accède à la demeure par la cour d’entrée, bordée de bâtiments de service.

L’édifice est une maison forte d’aspect féodal et d’apparence austère, sans cour interne. Les courtines et les tours ont une épaisseur de 1,50 m et sont bâties en appareil calcaire isodome régulier bloqué au mortier. Il reste des bases de mâchicoulis sur l’une des tours, ainsi que l’alignement des trous de boulins supportant les hourds. Les bases d’une bretèche défendant une porte d’entrée sont visibles sur la façade nord.

Chteau de Boissieres Gard a24059979 Les traces d’une deuxième bretèche sont visibles sur la façade sud, défendant l’actuelle porte d’entrée. Les créneaux de la tour carrée sont modernes. Le corps de logis est composé d’un rez-de-chaussée où l’on accède par la façade nord et d’un étage, comportant des salons, salle à manger et chambres des maîtres des lieux. Le hall d’entrée voûté est l’ancienne Salle des Gardes. Sur l’une des portes l’on peut lire, gravé dans la pierre : « Fuy proces e quereles ». Tout un programme…

La porte donne accès à une grande salle voûtée d’ogives, où le seigneur rendait la justice. Une prestigieuse cheminée monumentale prend place au fond de la pièce, la hotte porte deux plaques de marbre ornées d’un Décalogue que fit graver Nicolas de Calvières. Les Tables de la Loi sont représentées en vieux français et en abrégé. Parmi les quatorze pièces du château on doit mentionner la Chambre du Roi, où, selon la légende, aurait couché Saint Louis avant de s’embarquer pour les Croisades. Par le hall d’entrée, l’on descend à la fumerie d’opium, pièce constituée en 1905 par Audemard qui y déposa toute une collection d’objets chinois.

Une immense terrasse couvre le premier étage et permet d’accéder aux différentes tours et défenses des courtines. Les fenêtres des courtines sont postérieures à la construction du château. Les tours disposent de fenêtres chabois2 d’aération, qui ne sont pas des meurtrières. La façade sud est munie de deux fenêtres à croisée ainsi qu’une porte de style Renaissance surmontée d’un fronton triangulaire coupé, dans lequel prend place le blason des Calvières, apposé par l’ancienne propriétaire.

Au Nord de la façade du corps de logis se trouve une grande terrasse soutenue par un puissant mur. Tandis que des jardins en terrasse s’échelonnent vers l’est, on peut noter la présence d’une glacière transformée en tombeau et d’un moulin à vent dont la présence est antérieure au XVIIème siècle. Maurice Aliger mentionne la présence dans la salle basse du donjon d’un four à pain ainsi que de grandes cuves en calcaire coquillier destinées à conserver les grains et la farine.

La Tour de l’Horloge

Horloge

La première horloge du village fut probablement achetée par Jean-François de Calvière, seigneur et Baron de Boissières, fils de Gaspard de Calvière. Elle était alors située sur une tour du château et les habitants qui en profitaient donnaient 6 livres au seigneur chaque année comme participation aux frais d’entretien. En 1743, le Baron et sa famille n’habitent plus le château mais les habitants ont pris l’habitude d’avoir l’heure. Le seigneur veut bien "avoir la bonté pour la communauté de leur continuer l’usage" mais les 6 livres d’indemnité ne sont pas suffisantes en considération des dépenses de l’horloge. Ainsi, le 19 décembre 1743, la communauté se réunit-elle sous la présidence des consuls Jean Roger et Louis Cazally et décide à l’unanimité de porter l’indemnité à 25 livres. C’est d’ailleurs cette même somme que les communautés voisines donnent pour le même service . En 1765, les comptes de la commune mentionnent toujours :"pour la conduite et l’entretien de l’horloge : 25 livres."



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